Claudius
écrit à




L'Impératrice Sissi






Votre belle photo



Majesté,

Je suis très heureux du changement de votre photo à l'écran. La nouvelle est très belle et je peux vous admirer et vous retrouver telle que je vous imagine. Ce changement de photographie me donne l'occasion de rentrer en contact avec vous et vous annoncer mon prochain voyage à Vienne. En effet, en 2007, j'ai l'intention de me rendre en Autriche pour visiter les endroits où vous avez vécu depuis votre enfance, sans oublier la crypte des Capucins. Je fais partie des admirateurs de votre famille et de vos enfants. Pouvez-vous, s'il vous plait, m'indiquer vos palais et châteaux préférés en Autriche et en Bavière?

Veuillez accepter, Majesté, mes respectueux hommages,

Claudius


Cher Monsieur,

Si vous désirez voir un château que j'ai aimé, je vous suggère de vous diriger un peu en-dehors de Vienne. Je n'ai jamais aimé la Hofburg, dont s'est beaucoup occupé mon époux parce que ce château est situé dans ce qu'il appelle sa «capitale et résidence». Pour moi, la majestueuse Hofburg ne fut jamais qu'une cage dorée, une prison où je me sens étouffer dès que j'y remets les pieds au retour de mes voyages. J'y ai mes appartements, bien sûr, dans l'aile Amélie, et je m'efforce d'y tenir compagnie à Franz quelques semaines par année. Mais l'air même qu'on y respire est vicié par la présence des courtisans. C'est pourquoi j'ai demandé à Franz de nous faire construire, aux abords de Vienne, un château aux dimensions plus «humaines», dans le parc zoologique de Linz. Comme cette villa fut construite durant ma grande période d'engouement pour la Grèce antique, nous l'avons rapidement surnommée la «Villa Hermès». Voilà où j'aime me retirer lorsque je suis forcée de demeurer en Autriche. Schönbrunn est également un très beau palais, avec sa caractéristique couleur «jaune Marie-Thérèse» et ses immenses jardins. Nous y avons des appartements confortables, et à ma demande, nous y faisons chambre commune depuis notre tout premier séjour, ce qui a évidemment fait tiquer les sévères dames de la Cour –à commencer par ma belle-mère, bien entendu. C'est également un endroit chargé d'Histoire; Napoléon y a dormi, son fils y a vécu ses derniers jours et la petite Marie-Antoinette y a grandi. Évitez Laxenburg, où je n'ai que de mauvais souvenirs.

Amicalement,

Élisabeth