Protocole
       

       
         
         

Thiep

      Madame,

J'ai lu avec attention quelques messages qui ont été adressés à Votre Majesté et je suis très heureux d'avoir pu apprendre de nouvelles choses sur votre vie.

Aussi, je souhaiterais vous poser une question. Votre Majesté aurait-elle connaissance d'un livre ou d'un site Internet sur lequel je pourrais retrouver le protocole qui était appliqué à votre époque?

En espérant, Madame, que Votre Majesté, puisse répondre à ma requête.

Thiep
         
         

Impératrice Sissi

      Chère âme,

Vous écrivant du lointain XIXe siècle, je n’ai d’autres contacts avec cet instrument qu’est «Internet» que celui d’échanger avec les âmes du futur par le biais de Dialogus. Je ne peux donc malheureusement vous conseiller quelque site que ce soit concernant l’étiquette et le protocole appliqués à la Cour d’Autriche.

Je puis peut-être, cependant, guider votre recherche en vous disant qu’il s’agit de l’étiquette espagnole héritée de Charles Quint (qui la tenait probablement lui-même de l’héritage bourguignon de Charles le Téméraire, son arrière-grand-père). Elle régit jusqu’au nombre de verres devant se trouver sur la table, le nombre de dames pouvant pénétrer dans mes appartements sur simple demande d’audience et le nombre de quartiers de noblesse requis pour briguer l’emploi de dame d’honneur. Une telle étiquette, en cette fin de XIXe siècle, me paraît bien anachronique. Elle était parfaite à une époque où les monarques devaient se démarquer du commun des mortels et prouver qu’ils régnaient par droit divin. Mais aujourd’hui, en une époque où j’estime que la république est le meilleur des régimes, cela ne me semble plus qu’un pauvre déguisement dont on tente d’affubler le vieux chêne moribond.

Cet arbre doit à la fin tomber
Car vraiment, il a fait son temps.

Sincèrement,

Elisabeth