Érotisme et jeune Autrichienne
       

       
         
         

Alexandre-Benoît Bérurier

      Bonjour chère médème la princesse,

J'aimererais, si vous m'l'permettrerai, que nous z'échanjasse un brin vous et moi. Histoire de faire plus antre connaissance quoi. C'est bien beau l'alitérature, mais y'a bien d'autre chose à bricoler dans la vie. Trouvez-pas?

Moi, par exemple, j'ai b'soin de cotoyer des luronnes quotidiennement que sinon j'ai l'impression que mon zob se fane. Si si, j'vous l'assure. C'est agro-biologique. J'ai les roustons qui s'atrophine à force de pas p'voir batifoler entre des miches coquines.

C'est pour cette raison qu'j'ai décidé d'vous envoyer ce couriel. J'avais le choix entre Marguerite Duras, la fée Clochette ou vous, la princesse Sissi. Vous z'y avez déjà vu la tronche à la mère Duras?

C'est pas qu'j'veuille faire la fine bitte, et j'ai déjà fais reluire des ancêtres, mais un gars a droit à son confort visuel de tanza-haute Non?! Tandis que vous! Ah! j'm'escuse tout plein mais j'ai vu vot tronche dans un book et j'dois dire q'vous z'êtes très very too much. Y'avait qu'vot tête mais j'imagine que l'reste dois s'laisser r'garder aussi. Espère.

Alors pour m'résumiser, j'te propose qu'on se corresponde sur un sujet qui m'tiens à coeur: l'érotisme.

Qu'est-ce t'en dis p'tite. Tu risque pas grand chose, à part peut-être de devoir changer de slip quand c'est qu'je t'parl'rai un peu de mes huîtres et coutures dans ce dolmen.

Voici ma feurst question: c'est quoi t'est-ce l'érotisme pour une jeune autrichienne?

Au plaisir de vous r'lire.

Alexandre-Benoît Bérurier
inspecteur de la P.J.
         
         

Impératrice Sissi

      D'abord monsieur je dois préciser que je ne suis pas Autrichienne! Je suis née en Bavière et mis à part ma fierté d'être Reine de Hongrie je vous pris de ne plus m'appeler «autrichienne».

Quant à votre question!! Je n'aime pas l'amour physique. On m'a mariée à 15 ans et c'est à peine si j'ai eu la possibilité d'accepter. On ne refuse pas un empereur.

Pour ce qui est de mon corps je dois dire que je le trouve trop gros, j'ai très peur de devenir vieille et laide et surtout grosse! Que c'est laid être gros ne trouvez-vous pas? Comment peut-on ressentir du désir lorsque la femme est grosse, c'est absurde. Pour ce qui est de «l'érotisme» comme vous le dites, je crois que je ne l'ai jamais connu...

Au plaisir de vous répondre à nouveau
         
         

Alexandre-Benoît Bérurier

      Chère Bavaroise et de tout c'que vous s'aimerai bien qu'on vous blase.

Moive, c'est pas un bourre-laid qui m'refroidit la raideur. J'vous trouve d'en c'qui m'consterne, choucarde tout plein.

La chair, c'comme l'fromage j'trouve... T'as des p'tits bien ronds et fermes d'avec des odeurs de p.tite chèvre qui se brique le fion à chaque pige et d'autres qui sont plus gras, qu'ont plus de mollesse, qui s'répandent canton les met à loilpé et qui fouettent un peu même des fois. Mais quelle régalade tout de même! Et je ne vous parle pas des gerces qu'ont les miches comme un bleu de bresse mais qui savent te tutoyer le chauve à col roulé que c'est un délice.

Vu l'état actuel d'vot sensoriel, j'ai pensé qui vous fallait un traitement de choc pour sortir de votre bloquance culière. Voilà pourquoi que j'vous z'envouaille, en attaché de ce courriel, une photo de moive-même dans mon plus simple apparât. Vous r'marquerai que Nestor est déployé et qu'il répond présent pour les grandes manoeuvres. J'trouvais qu'ça f'sait plusse artiste. Du mouv'ment quoi. Vous admettrerai que même Delacroix avait pas d'mecs chibrés de s'te façon pour concocter ses naguère aux types. On peut régaler beaucoup d'nymphettes d'avec un saucisson commak. Vous qu'savez apprécier les saucisses, avouez qu'c'est mieux qu'une Weisswurst! Non?

En terminant, vous voudererai bien s'escuzai ma franchise, et soyez tassuré que j'voudrerais pas choquer d'vos morses victoriens, mais si jamais qu'vous sentiriez monter une p'tite faim en direct du mont Vénus et qu'vous z'aviez t'envie d'déguster une choucrotte façon french lover v's'avez qu'à m'en bicher un mot.

-Sandre
         
         

Impératrice Sissi

      Mon cher...

Je lis avec beaucoup de plaisir vos lettres. Il faut une dose de courage pour s'adresser à moi de cette façon! L'amour physique me dégoûte! À vous de me faire changer d'idée.
         
         

Alexandre-Benoît Bérurier

      Chère Betty,

J'essayererai d'être à la hauteur et même plus haut s'il le faut. J'vous suis un plein pot d'gré d'vot lettre qui m'prouve vot none indifférence.

J'ai le cap bonne espérance d'pourvoir vous faire changer d'idée sur l'amour physique qu'y vous y dégoute tant. C'pas normal j'trouve pour une mousmée de feurst quality comme je sens qu'vous l'êtes!

Y'a une question qui m'turlupine: c'est quand t'est-ce la dernière fois qu's'avez flashé pour un mec?

Y doit bien s'trouver un gonsier quecques part en Bavière ou dans tout l'empire astro-en bois qui vous attire? Physiquement, nature-relish!

J'vous laisse sur cette question qui m'semble capiteuse car j'dois rejoindre le grand dans un bled pourri pour faire avancer une enquête que si j'vous z'en bonnissait un p'tit bout vous pourreriez plus dormir d'la s'maine! On marche sur les cadavres pendant qu'y en a d'autres qui nous tombent sur la tronche comme direrais Sana.

À bientôt chère amie.

Sandre