Solenn
écrit à

   

Franz Schubert
Franz Schubert

     
   

Votre inspiration

    Cher Franz,

Je m'appelle Solenn.

J'aimerais savoir d'où vous vient toute cette inspiration pour écrire des partitions et des morceaux de musique! Moi je joue de la flûte traversière et je commence ma septième année d'étude de cet instrument.

En espérant avoir une réponse.

Amicalement,

Solenn


Bonjour Solenn,

Je suis ravi de pouvoir à nouveau converser avec une musicienne; j'espère que la flûte traversière vous apporte et continuera à vous apporter de bien belles émotions musicales.

Vous me posez une bien difficile question, car ce qui me pousse à composer, je suis bien incapable de le définir précisement! Cela revient presque à me demander pourquoi est-ce que je mets un pas devant l'autre ou ce qui fait que je continue à respirer. La musique est quelque chose de vital pour moi, je ne pourrais tout simplement pas m'en passer! C'est une nécessité, en quelque sorte. Je ressens constamment le besoin de mettre en musique, traduire en notes ce que je vis, ce que je ressens, ce qui se passe autour de moi. Où est mon inspiration? Je pourrais vous répondre: mais partout! en moi, autour de moi, au-dessus de moi, peut-être... Mais, dans le même temps, ce n'est que lorsqu'elle me fait défaut, lorsqu'elle s'absente et laisse une partition inachevée, une mesure à moitié remplie, qu'enfin je la remarque, que je prends conscience d'elle! Il y a là quelque chose de tristement ironique, vous ne trouvez pas? Je reste incapable de maîtriser les «allées et venues» de cette insaisissable inspiration, et, par ailleurs, celle-ci change constamment de forme: un poème, un paysage, un être, une idée (et tant d'autres choses encore...) peuvent tour à tour m'inspirer pour composer une œuvre. C'est pourquoi je dis souvent que c'est la musique qui vient à moi plutôt que l'inverse! Ce sont là sûrement des forces qui me dépassent. Peut-être que ce sont ces mêmes forces qui m'ont fait naître, naître pour composer, pour me vouer tout entier à la musique. Et peut-être aussi que ce sont elles qui, ces derniers temps, m'accompagnent vers la mort...

Bien à vous,

Franz Schubert


Bonjour!

Merci beaucoup de votre réponse!