Senne
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Franz Schubert
Franz Schubert

     
   

À propos des sentiments à exprimer dans vos oeuvres..

    Cher Monsieur Schubert,

C’est avec la plus grande humilité possible que je vous écris aujourd’hui. Comment m’adresser à quelqu’un de votre génie sans paraître bien novice? Il est bien symbolique que je vous écrive en ce moment, parce que cela ne fait que quelques mois que je commence à réellement vous connaître… Vous, ou plutôt votre musique; mais ne serait-ce pas une seule et même chose?

Cela sera d’ailleurs le sujet de ma première question… Vous qui êtes artiste, qui avez compris des choses que bien des gens ne comprennent toujours pas en matière musicale (moi la première), pourriez-vous éclaircir certains points qui me tracassent souvent quand je tente de comprendre l’intention d’une œuvre? Je me demande souvent, pour être plus claire, si le compositeur concerné s’appuie toujours sur son vécu, sur des sentiments qu’il ressent à ce moment précis, ou s’il les imagine? Prenons l’exemple du «Lacrimosa» de Mozart. La première fois que je l’ai écouté, on m’a dit ensuite que c’était l’œuvre qu’il n’avait pas finie, la dernière qu’il avait composée avant de mourir. Quand on écoute cette œuvre, on ressent de tels sentiments de désespoir, l’invocation d’un pardon de Dieu… Mozart sentait-il sa fin venir, essayait-il de traduire en musique son désespoir face à la peur de la mort, ou était-ce seulement son imagination d’une musique qui traduirait le sentiment religieux face à la mort mais qui ne faisait pas partie intégrante de son vécu? J’espère être assez claire dans mes questionnements…

En général, pour nous, humbles interprètes de vos grandes œuvres, faut-il essayer de comprendre vos vies entières pour savoir interpréter vos œuvres correctement, ressentir les mêmes sentiments que vous avez pu ressentir des siècles auparavant, ou faut-il se laisser porter par les propres sentiments que nous inspirent vos œuvres, interpréter personnellement, quitte à laisser de côté l’intention du génie qui les a composées?

J’ai toujours peur de faire une erreur et de porter atteinte à ce qu’aurait voulu le créateur d’une œuvre d’art…

Pour parler plus précisément de vous, j’ai joué petite votre «Ungarishe melodie», mais à l’époque, je n’avais pas conscience de ce que la musique pouvait apporter, de tout ce que l’on pouvait exprimer par elle, du bonheur de comprendre que l’art est avant tout un moyen d’expression bien plus puissant sur notre esprit que tout autre moyen d’expression! C’est l’année dernière que je vous ai découvert. J’ai entendu votre œuvre pour piano à quatre mains, «la Fantaisie en Fa», pour la deuxième fois et je ne m’en lasse pas depuis… Que de caractères se succèdent dans cette œuvre! Je rêve de pouvoir la jouer un jour avec quelqu’un qui comprenne lui aussi l’importance des sentiments que l’on peut mettre dans ce morceau, pour pouvoir créer quelque chose de vraiment abouti et partager un beau moment avec un autre pianiste. Je n’ai pas encore trouvé la personne qui convient, ni le temps pour déchiffrer cette grande œuvre.

Après cette découverte, j’ai écouté beaucoup de votre musique de chambre et je peux dire que c’est vous qui m’avez fait aimer la musique de chambre en général. «La truite», mais aussi des trios de votre composition, me ravissent désormais.

Le hasard a fait que cette année-là était «l’année Schubert» (nous rendons hommage à un compositeur différent chaque année, et l’année 2007 était la vôtre. Il y a quelques années l’honneur était à Mozart il me semble… J’ai commencé à travailler votre sonate en la majeur D664. J’avais alors une autre professeur que celle que j’ai habituellement et je dois vous dire que c’est la première fois de ma vie que j’étudiais une œuvre si consciencieusement. Bien sûr, étant passionnée de piano, j’ai toujours travaillé tous mes morceaux avec grande application, mais cette fois-ci, nous avons travaillé le moindre petit détail pendant des heures, si bien que quatre mois après j’étais toujours sur le premier mouvement! Il y a tout d’abord le thème principal, et ensuite vient une jolie phrase dans les aigus… Quelles difficultés j’ai eu à alléger ma main gauche pour laisser chanter ma main droite, en respectant le rythme tout en feignant que le rythme importait peu pour donner plus de légèreté encore à ce joli passage!… Ma professeur me faisait travailler parfois sur trois notes «la la la», qui n’étaient pas tout à fait comme il fallait encore. «Non, ce n’est pas «la la la» mais plutôt «la la la» tu comprends?»… Je comprenais mais peinais à exécuter… Cela a été pourtant passionnant, parce que j’avais le sentiment de ne rien oublier et de créer quelque chose de réellement abouti. Bravo pour la diversité que vous avez su mettre dans cette œuvre ! Je crois que c’est d’ailleurs là toute sa difficulté: penser à respirer entre chaque phrase parce qu’on est surpris en permanence par de nouvelles choses. Êtes-vous d’accord avec mon analyse?

Après tout ce travail, mon ancienne professeur est revenue me donner des cours et m’a donné une nouvelle vision de ce mouvement en me faisant remarquer que cette sonate était l’une de vos dernières sonates. Il fallait alors s’appliquer à ressentir les émotions d’un homme qui a beaucoup vécu et le faire ressortir dans cette œuvre. Ici, nous revenons à ma première question: fallait-il ressentir le plus précisément possible vos éventuels sentiments de l’époque ou fallait-il me laisser aller à des sentiments que j’imaginais?

Nous sommes passées au deuxième mouvement de cette sonate, et il m’a donné bien des difficultés! Techniquement, il n’y a rien qui m’aurait empêchée de jouer ce mouvement. Pourtant, il m’était impossible d'y mettre l'émotion nécessaire, la profondeur qu'il faut. Ça a été la première fois que je me retrouvais face à un morceau si difficile musicalement et non techniquement… Plus je le travaillais, plus je comprenais tout ce qu’il y avait à mettre dans ce morceau et cela me démoralisait car je ne parvenais à rien de tout ce que j’entendais bien dans ma tête! J’ai fini par abandonner, parce que quand je jouais, je vous imaginais en train de vous prendre la tête dans les mains, tellement je massacrais votre œuvre… Je ne voulais pas vous faire honte, et je préfère attendre d’avoir plus de maturité, musicalement parlant, pour réussir à exprimer quelque chose de correct dans ce morceau. J’espère que vous ne m’avez pas trop entendue jouer de là où vous êtes et que vous me pardonnez, le cas échéant.

C’est là que se pose ma deuxième grande question de cette lettre: comment avez-vous pu exprimer quelque chose d’aussi émouvant par une forme aussi simple? Je sens qu’il se cache un ressenti énorme derrière ce morceau et je me demande comment il faut faire pour réussir à l’exprimer correctement… Est-ce justement une question de maturité, ou alors dois-je trouver quelque chose à «débloquer» en moi pour dégager une réelle musicalité de cette œuvre?

Pour finir, je dois vous dire que je vous admire particulièrement ces temps-ci, parce que vous êtes une de mes grandes découvertes des années précédentes. Cela fait quatre ans que je suis passionnée de piano, et depuis je m’applique sincèrement à comprendre les grandes oeuvres qui sont encore vénérées aujourd’hui, à jouer toujours mieux et avec le plus de rigueur possible, sans oublier de profiter du bonheur que me procure l’expression musicale! Vos oeuvres sont à mon avis à mi-chemin entre la rigueur du classicisme et le souffle de liberté du romantisme qui vous a succédé, et c’est cela qui les rend uniques. Ce n’est là que mon humble opinion, mais je suis très touchée par le caractère tellement unique de votre oeuvre.

Je n’ai pas de compositeur préféré, ils sont tous mes préférés à différentes périodes de ma vie, et en ce moment, vous êtes le premier dans mon cœur.

Enfin, si vous avez eu l’occasion d’entendre votre impromptu n° 3 D899 joué par le très grand pianiste Alfred Brendel (pianiste de notre temps, qui fait ses adieux actuellement avec dans son programme ce magnifique morceau), j’espère que vous l’avez aimé, parce que c’est pour moi une des plus magnifiques interprétations dans toutes les œuvres pour piano qui existent.

Je m’excuse de la longueur de ma lettre, mais il fallait une telle longueur confrontée à la grandeur de votre œuvre!

Senne

Chère Senne,
 
Il y a tant de choses dans votre lettre qu'il faudrait pour en parler vraiment que nous en discutions ensemble, de vive voix, et pour ma part je prendrais un plaisir certain à cette conversation car vous me semblez une personne charmante. Mais je conçois bien que c'est impossible et je vais donc tâcher de vous donner mon sentiment sur les questions intelligentes mais ô combien difficiles que vous abordez.

Sachez tout d'abord que c'est aussi avec la plus grande humilité qui soit que je vais vous apporter ma réponse à vos questions. Il en faut lorsque l'on touche à des sujets, des phénomènes qui nous dépassent et auxquels nous ne pouvons apporter que notre propre vécu, qu'une lumière intime et personnelle qui peine déjà à nous éclairer nous-mêmes et qui, incapable d'être ce «soleil» de la vérité universelle, se contente de nous prodiguer comme la chaleur, vacillante mais douce, d'une bougie, pour nous et pour les quelques personnes inclinant à s'y réchauffer...

C'est pourquoi si je peux vous parler de l'inspiration d'un compositeur, car vos questions tournent autour de cette idée; ce ne peut être qu'en vous disant ce qui est personnellement et à ce stade de ma vie mon ressenti à ce sujet. D'autres compositeurs, musiciens, artistes en tous genres peuvent avoir des avis totalement différents, et vous-même, avec votre piano, avec votre musique, vous pourrez apporter aussi une réponse tout à fait personnelle.

Pour ma part donc j'ai le sentiment qu'une œuvre ne peut pas être détachée du vécu de son compositeur ou créateur, qu'une œuvre musicale ne peut pas être une pure abstraction, qu'elle se rattache toujours d'une manière ou d'une autre à des expériences ou des émotions particulières. Comme vous, je n'arrive pas à écouter le «Requiem» de Mozart sans entendre aussi les questionnements du grand Mozart lui-même sur la mort, sur l'Au-delà, sur Dieu, puisque c'est bien sur son lit de mort qu'il le rédigea... Mais je pense qu'il faut faire attention à ne pas voir dans ce phénomène quelque chose de systématique. Ce n'est pas parce que je traverse une période difficile, faite de pensées funèbres ou de mélancolie, que je ne me sentirais appelé que par une musique elle-même mélancolique ou tragique. Inversement, je peux composer des musiques douces, légères, même au sein du plus grand désespoir... Oui, même dans la noirceur labyrinthique du cycle du «Voyage d'hiver», il y a encore la douceur du «Lindenbaum», et même dans le second mouvement du quatuor «La jeune fille et la mort» il y a bien quelque chose de séduisant, de charmeur... Mais enfin je vous parle de toutes ces œuvres sans même savoir si elles sont parvenues jusqu'à vous, et surtout sans parler de celles qui vous intéressent avant tout, à savoir mes pièces pour piano... J'aimerais cependant, avant d'en venir à cette fameuse sonate en la majeur, en finir avec cette épineuse question de l'inspiration, sur laquelle j'ai été jusqu'alors un peu confus. En «finir» est cependant un bien grand mot; je ne suis capable que de mettre un point final bien artificiel, ou peut-être pas, tiens, peut-être vous laisserai-je clore cette question par vous-même. Vous me semblez avoir toute la sensibilité nécessaire, et vous avez la musique en vous, cela me paraît évident. Mais je ne voudrais pas que vous ayez une vision un peu «simpliste» de ce que veut dire «composer de la musique»! C'est un phénomène si complexe, et il m'est d'ailleurs si délicat de l'expliquer, car c'est souvent la musique qui m'entraîne vers elle, qui me prend par la main, à tel point que je ne saurais même pas dire parfois pourquoi je me suis levé si tôt tel matin, pourquoi j'ai écrit ces notes, pourquoi j'ai choisi ce matin-ci un lied, ce matin-là une sonate, pourquoi un jour des modulations tempétueuses, des univers d'ombres, et pourquoi un autre en revanche un vol harmonieux sur un paysage calme, apaisé, que mes doigts griffonnent sur ces portées qui ne sont alors encore que des sons intérieurs...

Sur cette portée se mire sûrement mon état d'âme, ou plutôt un état d'âme ressenti, enfermé en moi, qui n'est pas forcément celui que je ressens au moment précis de l'écriture, mais qui éclate et ne peut qu'éclater à ce moment-là. Mais il y a aussi tant d'autres éléments qui peuvent venir s'interposer! Ce peuvent être les mots d'un poète, lorsqu'il s'agit d'un lied par exemple, des mots qui nous portent et qui sont d'ailleurs eux-mêmes déjà une musique; ce peut être un souvenir, qui vient nous hanter, qui vient colorer notre pensée par le filtre de la nostalgie; ce peut être aussi un ami, ou, en ce qui concerne la sonate dont vous parlez (ou que je suppose être celle dont vous parlez), le beau petit visage de la fille d'un ami, à qui elle fut écrite... Voilà ce que je peux vous dire, et je suis désolé d'en dire à la fois trop et bien peu, car tout cela reste si flou! Je vous encourage à répondre par vous-même à ces questions si profondes, et pour cela continuez à jouer du piano car l'interprétation elle-aussi a besoin d'inspiration! Soyez libre aussi, n'ayez pas peur de jouer comme bon vous semble, et sans vous préoccuper de ce que pense votre entourage, et encore moins ce que penserait un petit homme comme moi, car, dans votre monde réel, j'ai rejoint le néant, je ne suis plus, et si mes notes maintiennent le fil de ce que j'ai pu être en d'autres temps et d'autres lieux, rappelez-vous qu'en me jouant vous jouez avec ce fil, vous lui permettez de pas se couper, de ne pas tomber à son tour dans le néant. Et cela est déjà si merveilleux! Précisons les rôles: je ne suis pas et n'ai jamais été un «génie», (je sais ce qu'est ce mot et à qui il s'applique, le grand Beethoven oui, Mozart dont vous parliez oui, mais enfin «Franz Schubert»...), et vous, vous n'avez rien d'immature, vous avez tout en vous, et vous avez d'ailleurs témoigné dans votre lettre d'une grande intelligence d'âme, selon moi. Alors voilà, je ne suis pas le maître, vous n'êtes pas l'élève, et si j'existe, si par ces mots que j'écris -au seuil de l'inexpliqué- nous communiquons, c'est grâce à ce monde de brumes, dans ce rêve troublant et diffus où les temps se mêlent. Car c'est bien un rêve que nous vivons ensemble, Senne, ne pensez-vous pas aussi? Vous écrivez longuement, et je fais de même, je m'«éternise», moi qui pensais, justement, rejoindre bientôt l'éternité! Elle attendra, nous rêvons pour l'instant. Et parlons un peu piano. C'est par là d'ailleurs, avant tout, que nous communiquions, bien avant votre lettre! comme vous le disiez si justement au début de celle-ci.
Je me suis bien fatigué à retrouver de quelle sonate il pouvait s'agir. «D664» ne m'évoque vraiment rien. La tonalité un peu plus. J'ai écrit pour l'instant un bon nombre de sonates pour piano, mais je crois que je n'ai utilisé que deux fois la tonalité de la majeur, en tout cas pour celles que j'ai terminées. Il y en a une que j'ai écrite il y a à peine deux mois, et une qui date un peu. Elles sont fort différentes. Et tout porte à croire, d'après ce que vous en dites (la «jolie phrase dans les aigus»...) , qu'il s'agit de la plus ancienne des deux... mais dès lors il ne s'agit pas d'une de mes dernières sonates. Il s'agit peut-être d'une sonate que je n'ai pas encore écrite, qui sait?

Ceci étant, si vous parlez effectivement de la «vieille» sonate en la majeur, que j'ai du composer, je ne sais plus très bien, il y a bien sept ans, peut-être plus, je peux vous en dire quelques mots. Je l'ai écrite pour la petite Joséphine von Koller, une charmante pianiste qui a peut être votre âge! Si je me souviens bien de cette sonate, il y a quelque chose... d'aimable et de léger, même dans le lyrisme. Ce que vous me dites sur cette sonate me touche beaucoup, et notamment le fait que vous y voyez quelque chose de profond derrière l'apparente simplicité. Je vous suis grandement reconnaissant pour ces compliments.. Respirer bien sûr est essentiel, et je ne peux que suivre votre analyse. Et cette sonate ne déroge pas à la règle, d'autant plus qu'elle me semble à présent ("après coup") très proche du lied, dans sa forme, dans son esprit: il faut la chanter, ce qui veut dire évidemment respirer, et essayer de donner en quelque sorte du «souffle» à ces touches de piano: c'est loin d'être facile.

Encore une fois n'ayez pas honte de quoi que ce soit, libérez-vous l'esprit de ces craintes absurdes: pourquoi est-ce que je devrais vous en vouloir? Quel méfait devrais-je vous pardonner? Mon coeur est aussi bienveillant à votre égard que ne l'est le troisième mouvement de cette sonate: quelque chose d'un peu badin, d'enlevé, je ne veux pas d'autres sentiments entre nous, que cela soit dit. Cela ne veut pas dire que vous jouez cette partition à merveille, pas plus que cela ne veut dire que vous la «massacrez». Ce qui importe est que vous vous y retrouviez, que cette musique vous parle, et qu'en retour vous lui parliez, qu'il se déroule une alchimie. Ce n'est en rien une histoire d'âge, je ne sais d'ailleurs quel est le vôtre. La «maturité», qu'est-ce que cela veut dire? Mais enfin lorsque l'on vit la musique, qu'importe ce temps d'horloger, de notaire? Seul importe le temps de la musique, celui pendant lequel vous êtes avec votre piano, quand les notes défilent en vous. Le temps de la musique! Il est pareil à ce temps que nous vivons ensemble par cette lettre. Ma bougie va bientôt s'éteindre, mon encrier se vide peu à peu; de votre côté, vous lirez cette lettre, et les mots défileront, le temps de la lettre ils rentreront en vous. Cette lecture est unique, il n'y a en aura jamais deux semblables. C'est un peu la même chose pour cette partition que vous m'évoquez. Vous la lisez, l'étudiez, la jouez, à chaque fois différemment, et à chaque interprétation vous entrez dans son temps, le temps de cette sonate, en espérant que vous saurez vous y égarer...

Ma bougie s'éteint en effet, ce n'était pas qu'une image tout à l'heure. Il y a bien des choses dont nous parlerons une prochaine fois, et puis il y a aussi des choses que vous devez m'expliquer. Ce pianiste, monsieur Brendel, par exemple, que je ne connais pas; ou encore toutes ces histoires de classicisme et de romantisme... Et puis le plus drôle bien sûr: «l'année Schubert», cela m'a bien fait rire! Et ce n'est pas un petit exploit étant donné le piètre état dans lequel je me trouve.

Et bien entendu je dois terminer par vous remercier, pour votre sincérité et pour les si agréables compliments qui émaillent votre lettre et qui me furent un réel soulagement.

Bien à vous,

Franz Schubert