Tu me manques beaucoup
       

       
         
         

Grigori

      Cher Nicolaï,

Voici un petit moment que nous ne nous sommes pas rencontrés. Tu me manques beaucoup. Je me sens seul, comme prévu. Où est passé le temps où nous menions côte à côte la Sainte Russie vers la voie de la paix et de la sagesse? Enfui, balayé par le vent de la haine, comme un coup de poignard dans un bordel... En vérité, Nicolaï, je te le demande: Crois-tu vraiment que la réputation que m'a donnée l'Histoire a des raisons d'ètre fondée? Éclaire-moi!

Ton ami,
Grigori

 

       

 

       

Nicolas Romanov

      Raspoutine tu as mené ma famille à la ruine.

Tu es responsable en partie de ce qui nous est arrivé.

Tu es bien impertinent d'oser m'écrire, dans l'état où je suis.

N. R.