Lettre d'acceptation
de Nicolas Romanov
à l'Éditeur
       

       
         
         

Nicolas Romanov

      Iekaterinbourg, été 1918

Cher Monsieur Dumontais,

Ce matin me paraît plus agréable que ceux que notre famille a dû affronter jusqu'à maintenant: entouré de mes chers enfants et de ma douce femme, j'éprouve presque de la joie à l'idée de pouvoir collaborer à votre projet. J'espère que cette correspondance avec vos contemporains nous fera oublier, un peu, l'horreur de notre quotidien. Car, soyez-en assuré, je partagerai la lecture de chacun de mes échanges, avec ma famille.

L'Oural est toujours aussi impitoyablement froid. L’été est pourtant bien installé mais il ne fait pas plus de quatorze degrés. Notre vie doit cependant continuer. Je me dois d’aider ma famille, l'aider à supporter la captivité que nous imposent les rouges.

Dans l'espoir que notre armée nous vienne rapidement en aide, je vous redis ma joie de bientôt pouvoir correspondre avec votre monde.

Sincèrement, 

Nikolaï Romanov