Marie                                                                       
Élève de Quatrième D au collège Don Bosco, Mayenne
Lettre écrite dans le cadre d'un projet scolaire.

écrit à

   


Maximilien de Robespierre

     
   

Robespierre, la Terreur

   

Mayenne, le 7 octobre 2012


Cher célébrissime révolutionnaire,

J'admire la façon dont vous avez agi envers le peuple, avec les personnes pauvres et celles qui sont exploitées. Je suis impressionnée que vous ayez été nommé juge au tribunal épiscopal le 9 mars 1782. Vous avez traité la plus grande affaire en 1783, celle du «Paratonnerre». C’est peu de temps après que vous avez été élu secrétaire du président Madré. Vous avez été un redoutable adversaire de la monarchie. Vous avez défendu le peuple pour qui vous vouliez une république idéale.

Pour certaines personnes, vous êtes un monstre sanguinaire, symbole de la Terreur. Et pour d’autres, vous êtes considéré comme un héros, comme l’âme de la Révolution et le symbole de la morale républicaine. Et moi, je ne comprends pas comment vous avez pu tuer des gens du peuple alors que vous les aviez défendus! Que s’est-il passé?

Je suis impatiente d’avoir de vos nouvelles.

Avec mes sincères remerciements, veuillez agréer, monsieur, l’expression de mes sentiments distingués,

Marie


Chère jeune citoyenne Marie de Quatrième D,

Je vous remercie sincèrement de l’aimable opinion que vous semblez vous être fait de ma personne. Vous vous êtes même renseignée sur mon passé au Barreau d’Arras! C’est tout à fait flatteur pour moi. Même ce cher Madré n’a pas échappé à votre œil pénétrant!

Mais je suis horrifié par cette accusation que vous prononcez à mon encontre, avec une assurance terrible, avec toute l’innocence de votre âge. Comment ai-je pu tuer? Mais je m’empresse de protester, citoyenne: jamais je n’ai tué personne! Et je défie quiconque de prouver le contraire.

Je reste, citoyenne, votre dévoué concitoyen,

Maximilien Robespierre