Aurore Clolit
écrit à

   


Maximilien de Robespierre

     
   

Le chat-tigre

   

Salutations,

Bon. Quelle question voulais-je vous poser déjà? Les amours? Non, excusez-moi, j'avais oublié que vous étiez aussi sensuel qu'une carafe d'eau... La terreur? Non, je n'ai pas envie de mourir, étouffée sous votre logorrhée (par ailleurs très patriotique, mais ne vous fâchez pas). Connaissez-vous Eliott Ness? Non, laissez tomber, c'est idiot. Bon, ne jetons pas le Marat, pardon, le bébé dans l'eau du bain. Ah! Ca y est! Certains de vos opposants vous avaient donné le surnom du «chat-tigre». Doux et calme comme le chat, mais à la moindre offense, et c'est le cruel tigre qui attaque. Qu'en pensez-vous?

Fraternité.


Mademoiselle,

Pour votre gouverne, je me moque royalement de ce que disent derrière mon dos ceux qui n'oseront pas même me le répéter en face. Quant à vous, si vous n'avez rien à me dire, ne vous forcez pas à faire sortir quelques phrases insipides la prochaine fois, vous vous épargnerez le ridicule, et à moi, mon temps.

Vive la République!

Maximilien Robespierre