P. Meurisse de Pondrôme
écrit à

   


Maximilien de Robespierre

     
   

La terreur (2)

    Monsieur,

Vous qui fûtes l'artisan de la terreur, vous qui en fûtes la dernière victime, pensez-vous, après plus de deux cents années de réflexion, qu'elle fut nécessaire? Dans l'affirmative, à quel titre le fut-elle?

Très respectueusement,

de Pondrôme



Monsieur,
 
Je commence à trouver ennuyeux de répéter que le véritable «artisan de la terreur», pour reprendre votre expression, fut la guerre implacable et féroce que les tyrans et leurs acolytes font à la révolution, ne pouvant point lui pardonner d’avoir proclamé les principes des droits du peuple et de l’humanité et ne voulant point laisser triompher ces maximes sur lesquelles doivent s’asseoir la justice et la prospérité publique. À ce titre, la politique de la terreur est justifiée par la loi la plus sainte et légitime de toutes: le salut du peuple. J’ai déjà eu l’honneur d’offrir cette réponse à mes lecteurs, mais je ne m’en lasserai pas de le redire.

La liberté ou la mort!
 
Maximilien Robespierre