Lou
écrit à

   


Maximilien de Robespierre

     
   

Bonjour citoyen!
 

   

Chère citoyen Robespierre,

Pour moi, vous êtes une des personnalité de la révolution les plus intéressantes à étudier (même si, dans notre société actuelle, c'est soit-disant Danton le héros de cette époque) et j'aurais tant de questions à vous poser! Trois seulement me viennent à l'esprit:

- Pourquoi avoir nommé cette période «la Terreur»? Cela n'est pas très attirant.
- Que pensez-vous de votre frère Augustin?
- Cela ne vous rend-il pas fou que des gens vous menacent de mort?

Mes hommage à vous, homme admirable,

Lou, douze ans


Ma chère petite Citoyenne,
 

Je suis heureux de pouvoir répondre à tes trois questions.
 
J’aime profondément mon frère Augustin, qui est le meilleur frère de l’univers, mais au-delà de mon estime, due aux sentiments naturels de l’amour fraternel, j’affirme que c’est un homme des plus dignes, d’une probité à toute épreuve, ferme dans ses convictions républicaines et réfléchi dans ses actes.
 
Ce ne sont point aux révolutionnaires que revient l’emploi initial du mot «terreur», mais aux aristocrates, qui avaient parlé de la «Déclaration des droits de l’homme» comme d’une terreur. Juge par toi-même donc de ce qui était davantage terrifiant pour eux. Sinon, la Terreur n’est pas tant une époque qu’un système de mesures coercitives rigoureuses que le gouvernement révolutionnaire a dû mettre en place pour protéger la Patrie; elle n’est terrifiante que pour les ennemis de la République.
 
Enfin, dès que j’ai élevé ma voix à l’Assemblée constituante, pour défendre les principes sacrés des droits de l’homme, de la liberté publique et de l’égalité de tous les citoyens, les menaces de mort n’ont pas manqué. Si je peux le dire, je m’y suis presque habitué, comme je me suis fait à l’idée que je devrai un jour payer de mon sang l’audace de défendre le parti des patriotes.
 

Je te prie d’accepter, Citoyenne, le témoignage de mes sentiments cordiaux et dévoués,
 
Maximilien Robespierre