Joseph
écrit à

   


Maximilien de Robespierre

     
   

Ah! Pouvoir, quand tu nous tiens…

    Salut, citoyen Maximilien Robespierre,

Naturellement, on t’interroge beaucoup sur ta vie, ce que tu as fait, tes raisons, ta pensée… Changeons un peu de style. J’aimerais savoir une chose qui tient à ce que tu aurais fait si la fortune ne t’avait pas trahi si tôt. Si les ennemis de la République avaient été repoussés, les rebelles français anéantis, enfin bref, si tout avait été pour le mieux grâce aux efforts consentis par le gouvernement exceptionnel dont tu faisais partie, aurais-tu quitté le pouvoir sans objection? N’aurais-tu pas essayé de te maintenir un peu plus longtemps au sommet pour imposer tes vues et non pas celles du peuple que tu disais souverain? Ne vois dans ces questions aucune offense, je m’interroge, c’est tout.

En attendant ta réponse, je te salue, citoyen.



Citoyen,

J'ai maintes fois abordé ce sujet dans mes interventions. La réponse que tu attends n'est point secrète et je l'ai souvent annoncée publiquement.

J'ai déjà dit que je n'attendais que le retour de la paix et du règne constitutionnel de la liberté et de l'égalité pour pouvoir enfin quitter les travaux écrasants et pénibles auxquels les exigences du salut de la Patrie nous ont astreints et enlever de mes épaules ce fardeau que je porte depuis cinq ans déjà et qui est au-dessus des forces humaines.

La République ou la mort!

Maximilien Robespierre