Retour en page d'accueil de
          Dialogus

Alain
écrit à

Arthur Rimbaud


Projet scolaire


   

Salut, barde!

Y a-t-il en cet ancien poème des insinuations qui m'échappent?

Ô toi qui saupoudres du blé commun,
Fais choix d’une bonne pièce de terre;
Et, le caryopse aux mains,
Procèdes-en à sa mise en terre;
Au printemps, il s’y offrira à l’œil,
Bien que l’on tînt pour tape-à-l’œil
L'éclat des fleurs.
Ne dit-on pas que seul l’oléandre dure
Quand l’été frappe dur?

Je m'égaie à la vue du rosage; en fait...
Je dus même lui faire fête.
Or peu s’en fallut que je m’expirasse,
Lorsqu’assez d’âmes, peu fins de race,
Voulurent, en un tour de main,
M’arracher l’apocynée des mains...
Je le pris à seul fin de l’y faire;
Or j’ouïs sa voix vibrante me faire,
Après que je l’eus arrosé à grande eau:
Je penche pour l’eau d’un cours d’eau...

FELLAG. S


Cher Monsieur,

Ce poème m'aura au moins donné l'occasion d'ouvrir un dictionnaire. Je prise peu, d'ordinaire, les textes naturalistes, mais j'aime assez l'inspiration virgilienne de la première strophe, qui me sort un peu de mes déserts africains.

En revanche, êtes-vous sûr de ne rien avoir oublié entre les deux strophes? La deuxième semble sans grand rapport avec ce qui précède, à part l'apocynée, et les derniers vers m'ont l'air inachevés...

Mais pour répondre à votre question, je ne sais pas ce que vous avez déjà pu lire dans ce poème et donc ce que vous auriez manqué... Éclairez-moi sur ce point!

Bien à vous,

Rimbaud

************************Fin de
        page************************