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Cyril
écrit à

Arthur Rimbaud


Lettre d'un collégien à Arthur Rimbaud


   

Vendredi 23 octobre 2009

Cher monsieur Rimbaud,

Je m'appelle Cyril et je suis un élève de quatrième.

Je vous écris car j'aimerais en savoir davantage sur vous. En effet, j'ai fait des recherches sur votre vie et vos œuvres en classe de français. Je me pose ainsi des questions sur vous, auxquelles j'apprécierais beaucoup que vous répondiez:

Pouvez-vous m'expliquer pourquoi vous avez arrêté la poésie à vingt ans? Et comment trouviez-vous l'inspiration alors que vous étiez si jeune? J'ai moi-même des difficultés à trouver des idées pour certains exercice d'expression écrite. C'est la raison pour laquelle je trouve épatant de pouvoir écrire autant de poèmes si jeune, poèmes connus dans le monde entier. Au cours de mes recherches, j'ai appris que vous aviez écrit «Les poètes maudits», «Les Illuminations», «Le Bateau ivre» et «Les Effarés». Pourriez-vous m'indiquer quelques-unes de vos autres créations pour que je puisse compléter mes recherches?

Je vous remercie pour vos réponses. J'espère apprendre beaucoup de choses sur vous; vous qui avez tant voyagé.


Salutations distinguées,

Cyril



Cher monsieur,

Ainsi que je l'ai dit plusieurs fois, j'ai décidé d'arrêter d'écrire vers vingt ans car je ne trouvais plus d'intérêt à ce travail: j'avais, à mon sens, épuisé les possibilités de la poésie et j'éprouvais un certain dégoût pour le monde qui m'entourait. J'ai donc décidé de partir, pour tenter de me réinventer ailleurs.

L'inspiration n'est pas un dû, c'est là aussi un travail. Il faut savoir ouvrir les yeux et interpréter ce qui est autour de nous. Je parle ici d'inspiration poétique, et non pas de travail scolaire! Dans ce cas, je tentais d'imaginer ce que le professeur voulait lire. Essayez, vous aussi, vous verrez! Le plus important reste de ne pas partir battu et de toujours croire que ce que l'on a à dire compte.

J'ai publié un petit livre appelé «Une Saison en Enfer» et travaillais sur les «Illuminations» avant de m'en aller. Je ne voulais pas que ces textes et mes poèmes de jeunesse parussent, mais votre courrier et d'autres que j'ai reçus me prouvent assez qu'on ne peut faire confiance à personne et que ces textes ont refait surface d'une façon ou d'une autre. Je m'en félicite néanmoins, car ils me permettent d'être en relation avec des personnes de votre temps.

Bien à vous,

Rimbaud

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