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          Dialogus


Juliette et Anaë
écrivent à

Arthur Rimbaud


La guerre, c'est mal


   

Cher Arthur,

Ces quelques mots ne sauraient suffire à décrire l’émotion que nous avons ressentie en lisant vos poèmes. Mais c’est votre sonnet «Le dormeur du val» qui nous a vraiment touchées. C’est pourquoi nous voulions vous écrire pour vous témoigner notre admiration. Comment, en effet, ne pas avoir remarqué avec quelle finesse vous avez rendu votre texte lyrique et sans ambiguïté faire part de l’état du soldat, tout en arrivant à troubler vos lecteurs? Chaque mot a été choisi avec justesse, ce qui vous permet de dénoncer implicitement la guerre.

Veuillez agréer, Monsieur Arthur Rimbaud, l’expression de nos sentiments distingués,

Juliette et Anaë, deux de vos admiratrice les plus sincères.

P.S.: votre beauté ne gâche en rien le charme de votre écriture.


Mesdemoiselles,

Je vous remercie de votre admiration et de la reconnaissance du travail qu'a réclamé ce petit sonnet. En revanche, je me dois de vous détromper sur ma beauté: le visage des mes dix-sept ans a bien souffert du soleil et de l'âge, et je ne me ressemble plus beaucoup aujourd'hui.

Bien à vous,

Rimbaud

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