Salaires
       

       
         
         

Anne Richard

      Bonjour Monsieur Richard,

Depuis quelques temps, j'ai beaucoup réfléchi à propos du salaire des joueurs. Surtout depuis le début du lock-out dans la Ligue Nationale. Je me demandais pourquoi les joueurs, pour la plupart, ne s'ouvrent pas les yeux et ne voient pas la quantité d'argent qui leur tombe du ciel, et pourquoi ils ne veulent absolument pas accepter de plafond salarial. Après tout, ils gagnent en moyenne 10 fois plus d'argent qu'un médecin. De plus, dans votre temps, ils gagnaient, je crois, un salaire un peu moins exhorbitant. Alors, pourquoi ne pas accepter de n'avoir qu'une maison, deux automobiles et un chalet pour pouvoir jouer enfin? Si le hockey était si important pour eux, je serais portée à croire qu'ils accepteraient sans trop rechigner ce compromis.

Bien à vous,

Anne Richard

 

       
         

Maurice Richard

      De ce côté, vous avez raison: les salaires actuels au hockey sont trop élevés. Mais s'ils se fixent un plafond, ils devront aussi se fixer un PLANCHER salarial.

Et s'ils veulent en venir à bout, ils devront tout d'abord ficher Gary Bettman (l'actuel commissaire de la LNH) à la porte.

Le Rocket











Anne Richard




Bonjour Monsieur Richard,

Pensez-vous que si les joueurs de la ligue (et plus particulièrement du Canadien) des années 50 et 60 avaient eu les même schémas de salaires que de nos jours, que la fameuse dynastie du Canadien aurait pu se former? Surtout que, aujourd'hui, les joueurs vont au plus offrant et ne sentent pas d'appartenance pour une équipe en particulier (surtout depuis la venue de nombreuses nouvelles équipes)?

Merci d'avance,

Anne Richard











Maurice Richard




Bonjour, Anne

Dans les années 50 et 60, l'économie nord-américaine ne permettait pas aux équipes de hockey de faire des millionnaires. Donc, il est presque impossible qu'une telle dynastie se soit formée.

Quant à l'équipe où un joueur évolue, ce n'est pas toujours le plus offrant. Car quelques joueurs menacent carrément de quitter la LNH s'ils ne jouent pas pour l'équipe qu'ils ont «derrière la tête».

Rocket Richard