Oritsema
écrit à

   


Philippe d'Orléans

     
   

Voulez-vous m'épouser?

    Cher Monsieur,

Je suis une jeune femme anglaise qui a lu beaucoup sur vous. Je ne parle pas très bien le français mais j'essaierai. Il est certain que vous devez entendre ce genre de chose tous les jours, mais je vous admire beaucoup. En fait, je pense que je vous aime. Il me semble que vous n'aviez pas une épouse qui était sensible à vos très bonnes qualités. Je suis chagrinée de n'avoir pas de sang royal. Sinon, je vous transporterai au septième siècle. Vous oublieriez ce «Chevalier de Lorraine» dont j'ai entendu beaucoup parler.

Je ne demande pas mieux que quelques mots agréables.

Soyez doux, et plaignez mon pauvre coeur brisé.

Oritsema

Chère Oritsema,

Voilà une complainte, Madame, qui ne peut rester sans réponse.

Je ne puis vous prendre pour femme comme vous vous en doutez bien.

Vous êtes anglaise? Voilà chose pour moi fort surprenante que vous vous intéressiez à mon histoire, la France et Angleterre se livrant moultes batailles depuis toujours. Cela me ravit, ma foi.

Tâchez, Madame, de panser vos blessures et profitez de la courte vie que Dieu nous a accordée sur terre.

Monsieur, Philippe duc d'Orléans