Marylise
écrit à

   


Philippe d'Orléans

     
   

Votre jeunesse

   

Cher Monsieur,

C'est avec grand plaisir que je vous écris aujourd'hui. Tout d'abord, je souhaite vous dire que je vous admire. Vous êtes une personne fascinante. J'aurais tellement aimé vivre à votre époque, avec toutes ces belles robes, ces bijoux scintillants!

On dit que le cardinal vous a éduqué comme une fille; comment avez-vous vécu cela au cours de votre jeunesse?

Pardonnez ma maladresse mais je n'ai pas l'habitude du vocabulaire du XVIIIème siècle!

Avec tout mon respect et mon admiration!

Marylise


Chère Marylise,

Votre missive me touche ainsi que vos compliments. Il est vrai que nous vivons à une époque fabuleuse bien qu'elle ne soit pas facile tous les jours.

Il est vrai que j'ai reçu une éducation moins «virile» que mon Frère Louis. On a pris soin de m'écarter des disciplines qui pourraient me donner une quelconque envie de briguer le pouvoir et donc porter ombrage à Sa Majesté. Cela réussit. Je fus confié au grand humaniste François La Mothe Le Vayer avec qui j'ai acquis de vastes connaissances, une excellente culture générale et une ouverture d'esprit digne de mon maître.

J'espère que ces quelques lignes vous satisferont.

Monsieur, Philippe Duc d'Orléans.