Cépharra
écrit à

   


Philippe d'Orléans

     
   

Question

   

Qu'avez vous ressenti à la mort de votre mère? On dit que vous étiez inconsolable d'où l'extravagance de votre comportement à la cour. Mais étiez vous vraiment heureux, Majesté? Ne vous manquait-il pas une certaine liberté? Le roi, votre frère, remarquait-il votre présence? J'ai la forte impression que vous vous sentiez bien seul, malgré la foule à la cour de Versailles.


Chère Céphorra,
 
Il est vrai que ce funeste événement, qui a eu lieu il y a fort longtemps maintenant, m'a terriblement attristé. J'étais son «petit mignon» qu'elle choyait malgré ses traits sévères.
 
J'ai toujours joui d'une grande liberté à la cour. Celle qu'on me refusait, je l'imposais avec fracas, du moins au cœur des fastes de Versailles. Il n'en fut pas de même dans d'autres domaines comme vous ne l'ignorez certainement pas. La cour fut une vaste cour de jeux et de plaisirs dont je me suis repu de nombreuses années. Seule je ne l'étais jamais même si j'ai parfois souffert d'être dans l'ombre de sa-majesté-mon-frère, sans l'envier toutefois. Aujourd'hui je me fais plus vieux et plus raisonnable.
 
Monsieur, Philippe Duc d'Orléans.