Anaïs
écrit à

   


Philippe d'Orléans

     
   

La Voisin

    Cher Philippe,

En travaillant sur l'Affaire des Poisons, j'ai eu accès à certaines informations vous concernant: il paraît que vous vous êtes rendu à deux reprises chez La Voisin en compagnie du chevalier de Lorraine, du comte de Beuvron et du marquis d'Effiat.  L'une de ces visites concernait feu votre épouse, Henriette d'Angleterre. Vos soupçonniez alors Madame d'avoir porté un enfant qui n'était pas le vôtre et d'être allée accoucher en Angleterre en 1668 de ce bâtard. La Voisin vous aurait alors dit que cet enfant était un garçon qui vivait sous la protection de son oncle Charles II. Cela est-il exact?

Mes respects et amitiés,

Anaïs

Chère Anaïs,

Voilà quelque temps que nous n'avions point eu de vos nouvelles et je suis fort aise de constater que vous ne nous oubliez point.

Je suis au regret de vous décevoir mais je ne suis en rien concerné par l'Affaire des Poisons. Voilà une affaire qui a jeté un voile noir sur la Cour en son temps. Je n'ai jamais eu affaire avec cette nommée La Voisin.

Au plaisir.

Monsieur, Philippe Duc d'Orléans