dugaga_elisa
écrit à

   


Philippe d'Orlèans

     
   

Des adolescents?

    Cher Monsieur,

Je voudrais tout d'abord vous remercier pour l'aide précieuse que vous m'avez apportée en répondant à ma dernière lettre.

Voici ma question: il est bien connu que vous avez plus d'amitié pour les hommes que pour les femmes, mais j'ai entendu dire que vous appréciiez aussi la compagnie, pour ainsi dire, de jeunes adolescents. Je dois dire que cela m'a choquée car, à notre époque, c'est un crime qui peut être puni par la prison.

Rassurez-moi, Monsieur!

Avec tout mon respect et toute mon affection,

Elisabeth



Chère Elisabeth,

Je dois malheureusement vous décevoir, car il est vray que j'aime la présence de jeunes garçons dont la fraîcheur, la vivacité et l'esprit acerbe me divertissent. À notre époque, cela n'est point un crime, ou du moins, personne ne fut embastillé pour cette raison.

J'espère néanmoins que cette confidence ne vous oste point l'opinion que vous aviez de moy.

Je vous salue.

Monsieur, Philippe Duc d'Orléans.



Merci Monsieur pour votre réponse si rapide.

Par «compagnie», j'entendais des relations comme celles qu'ont les amants, si vous voyez ce que je veux dire.

J'ai, en outre, entendu parler d'une chanson que vous auriez chantée avec votre frère alors que vous étiez enfants. Cela commençait par «palmas, palmitas...» vous en souvenez-vous ? Et si oui, quelle est la traduction de cette chanson espagnole?

Bien à vous,

Elisabeth



Chère Elisabeth,

Je n'ay malheureusement plus souvenir de cette chanson. J'étais un grand bavard pourtant, cela n'est point impossible que je l'ay chantée, mais je ne puis vous dire en quoi elle retourne.

Monsieur, Philippe Duc d'Orléans.