Élisabeth
écrit à

   


Philippe d'Orléans

     
   

Comment s'adresse-t-on à la Cour?

    Bonjour,

Je viens de tomber par hasard sur cette page Dialogus. Tout ce qui concerne la royauté m'a toujours plus ou moins fascinée; j'aurais aimé naître à cette époque, malgré les intrigues.

Toutefois, si je me permets de vous écrire, c'est pour vous demander des renseignements sur la façon de s'adresser à un marquis, à sa femme mais aussi à un duc, à sa femme, et surtout à son fils aîné, futur héritier. Je sais que pour le fils d'un comte on dit monsieur le vicomte, mais le fils d'un duc, comment le nomme-t-on? Et pour les jeunes filles de la noblesse, peut-on s'adresser à elles en leur disant lady, ou dit-on mademoiselle en France?

Je sais que ce sont beaucoup d'interrogations, mais j'espère que malgré vos obligations vous pourrez me répondre et vous en remercie d'avance,

Élisabeth


Chère Élisabeth,

Vous m'interrogez sur la vaste et complexe chose qu'est l'étiquette. Toutes les règles de bienséance s'y trouvent consignées. La manière dont on s'adresse aux gens de cour est très formelle et je ne pourrais vous en décrire toutes les subtilités. C'est une chose que nous acquérons dès notre tendre enfance.

Il y a, bien sûr, Sa Majesté, mon frère Louis XIV, à qui l'on ne s'adresse jamais directement. Son fils est Monseigneur le Dauphin. Son épouse est la Dauphine. Mon titre personnel est Monsieur le frère du Roi et Duc d'Orléans.

Viennent ensuite les Princes que l'on nomme Altesses Royales. Suivent les Ducs, Marquis, Comtes, Vicomtes, Barons, Baronnets, Chevaliers. Toutes ces personnes sont nommées en société par leur titre. Les dames de la Cour sont elles aussi nommées par leur titre et l'on emploie Mademoiselle.

Je ne sais si ces réponses suffiront.

Monsieur, Philippe Duc d'Orléans.


Bonjour,

Je vous remercie d'avoir pris le temps de me répondre, Monsieur le frère du roi et duc d'Orléans. J'attends votre réponse avec impatience et suis honoré que vous ayez pris le temps de me répondre. Je vous admire, vous et la cour, malgré les intrigues; j'aurais aimé naître en ces temps de cour du roi et faire un bal de débutante.

Merci encore, Monseigneur!

Votre dévouée,

Élisabeth



Chère Élisabeth,


La Cour est un monde fascinant, il est vrai, par tous ses aspects. Les bals de Sa Majesté étaient des évènements. Les fastes ne sont plus ce qu'ils étaient, malheureusement. Je le regrette fort. Point de Bal des Débutantes à la Cour de France.


Monsieur, Philippe Duc d'Orléans