Anaïs
écrit à

   


Philippe d'Orléans

     
   

Anne Stuart

    Cher Philippe,

Quelles furent vos motivations pour demander, en 1670, au peintre Nocret un tableau représentant la famille royale en divinités?

Il paraît que vous avez accueilli très tôt la jeune nièce de votre première épouse, la petite Anne Stuart (fille de l’actuel Jacques II et de Anne Hyde) qui avait des problèmes de vue qui ne pouvaient être soignés qu’en France.

Comment se passa son séjour chez vous? Jusqu’à quelle date l’avez-vous gardée auprès de vous? Qu’avez-vous retenu de cette princesse?

Mes amitiés,

Anaïs

Chère Anaïs,

Veuillez pardonner cette attente.

Je ne puis malheureusement que peu vous renseigner sur la petite Anne Stuart car son séjour en France est presque effacé de ma mémoire. Elle n'est point restée longtemps. Je me souviens juste d'une jeune personne fort agréable et bien élevée. Je sais qu'en ces temps difficiles, elle songe à succéder au trône et l'avenir nous dira si elle sera future reine d'Angleterre.

Concernant le tableau, que vous dire si ce n'est que la Cour céleste trouve son reflet sur terre et que par là je voulais magnifier la famille qui est la mienne. De plus, j'aime le côté esthétique de l'oeuvre.

Bien à vous,

Monsieur Philippe duc d'Orléans.