Anaïs
écrit à

   


Philippe d'Orléans

     
   

1658

   

Très cher Philippe,

Lors du siège de Dunkerque au cours de l’année 1658, le Roi votre frère est tombé gravement malade et beaucoup le disaient perdu. Comment avez-vous réagi lorsqu'à ce moment-là, toute la cour se rapprochait de vous, vous voyant déjà sur le trône alors que Louis n’était même pas encore décédé?

Mademoiselle Mancini était-elle sincère selon vous quand elle pleurait la mort prochaine du roi? Comment avez-vous considéré la relation entre elle et Louis?

Mes amitiés,

Anaïs


Chère Anaïs,

C'est un évènement bien sombre que la maladie de Sa Majesté lors du siège de Dunkerque. Je fus bien sûr fort attristé par la nouvelle. On disait en effet mon Frère aux portes de la mort. L'idée de devenir monarque me troubla, car je n'ai point été élevé dans le but de le devenir. Heureusement, il n'en fut rien et sa Majesté retrouva la santé comme par miracle.

Pour cette chère Marie, je pense que ses larmes étaient sincères. Je pense qu'elle aima le roi sincèrement et que son amour fut partagé.

Bien à vous,

Monsieur, Philippe Duc d'Orléans