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          Dialogus

Léa
écrit à

Jackie Onassis


Simple curiosité


   

Bonjour!

Chère Jacqueline Kennedy-Onassis,

Comment allez-vous? Par cette lettre, je voulais vous poser quelques questions qui me sont passées par la tête.

- Comment avez-vous ressenti la différence d'âge avec JFK pendant votre relation avec lui?
- Qu'est-ce que ça vous a fait d'être la Première Dame?
- Comment avez-vous vécu la mort de votre premier mari John F. Kennedy?
- Que préférez-vous: être mariée à JFK ou Aristote Onassis? Ont-ils beaucoup de différences?

Et c'est tout, je n'ai plus de questions!

Sur ce sachez que je vous apprécie particulièrement, et j'espère que vous vous portez bien!

Léa, élève du collège Henri Bergson



Sachez que je me porte merveilleusement bien, surtout avant une magnifique chasse au renard aujourd’hui! Mais je vais entrer sans plus tarder dans le vif du sujet.

Je trouve votre première question très drôle mais pertinente! Vous savez, lorsque vous aimez quelqu’un la différence d’âge n’a que peu ou pas d’importance. De plus, j’ai toujours été attirée par des hommes plus mûrs que ceux de mon âge; je pense que c’est dû à leur expérience de la vie et de tous les souvenirs et histoires qu’ils pouvaient me raconter.

Concernant mon statut de Première dame, comme je l’ai répondu à l'une de vos camarades de collège, je vais vous répondre avec franchise. Il est vrai que je détestais ce rôle de Première dame; je veux entendre par là ces inaugurations et ces ennuyeux thés avec les femmes de politiciens.

J’ai horreur de la politique, de sa superficialité et de sa séduction. Je n’avais aucune envie de rester des heures à perdre mon temps à bavasser inutilement et à ce que l’on m’encense continuellement. J’avais beaucoup à faire à la Maison-Blanche. Je reconnais aussi qu’il m’arrivait d’éviter tout cela pour passer du temps avec Lee, ma sœur. La seule chose pour laquelle j’ai aimé ce rôle, c’est lorsque nous avons entrepris la restauration de la Maison-Blanche afin d’en faire un lieu témoin de son temps, de son histoire et des hommes illustres qui y ont vécu. Nous avons développé parallèlement à cela un Comité des Beaux-Arts et entrepris un guide illustré de la Maison-Blanche pour chaque personne qui voudra visiter et garder un souvenir de sa visite.

Je lis avec horreur votre question concernant la mort de Jack. Comme je l’ai déjà répondu dans une ancienne missive c’est une partie très délicate de mon passé sur laquelle je m’exprime avec beaucoup de réticence. Imaginez ce que c'est de voir votre mari se faire abattre devant vos yeux, imaginez l’impuissance que vous pouvez ressentir et le choc qui vous paralyse pendant une fraction de seconde, et imaginez lorsque vous êtes une personnalité publique ce que c’est de voir des millions de gens se repaître des dernières secondes de vie de votre mari avec un élan malsain. Et sans compter toutes ces personnes qui savent mieux que vous comment j’aurai dû me comporter? N’est-ce pas le comble, cela ?

Quant à votre question traitant de mes époux, il est impossible de comparer deux êtres humains, car l’on ne peut aimer quelqu’un comme on en aime un autre; cela vient de la personnalité et des affinités qui se créent entre elle et vous. Des personnes peuvent avoir des ressemblances, mais l’on ne peut les calquer les unes sur les autres.

Bien à vous,

J.

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