Retour en page d'accueil de
          Dialogus

Grace
écrit à

Jackie Onassis


Avant et après


   

Lettre écrite dans le cadre scolaire


Chère Jacky, bonjour,

Je m'appelle Grace et je vis à Paris. Je vous ai choisie car je vous aime bien et j'ai beaucoup de questions à vous poser:

Qu'est-ce que ça fait de vivre à la Maison Blanche? Avez-vous la même vie qu'avant de devenir première dame? Je ne comprends pas pourquoi vous n'aimez pas les Français alors que vous avez des racines françaises!

Si John Kennedy a vraiment eu une relation avec Marilyn, étiez-vous jalouse?

Lors de la fusillade qui a tué votre mari, pourquoi êtes-vous partie à l'arrière de la voiture? Votre relation avec JFK a-t-elle changé pendant sa présidence? S'occupait-il de vos enfants?

Merci de votre compréhension et de prendre le temps de me répondre,

Grace


Chère Grace,

Je suis touchée par votre sollicitude et je vais tenter de répondre point par point à chacune de vos questions.

Concernant vos interrogations sur la vie à la Maison-Blanche, il est évident que la mienne a été profondément bouleversée par l’arrivée de Jack à la présidence. Il est extrêmement dur de ne plus bénéficier de l’anonymat et de devenir un bien public! Il est vrai que je détestais ce rôle de première dame, je veux entendre par là, ces inaugurations et ces thés ennuyeux avec les femmes de politiciens.

J’ai horreur de la politique, de sa superficialité et de sa séduction. Je n’avais aucune envie de rester des heures à perdre mon temps à bavasser inutilement et qu’on m’encense continuellement. J’avais beaucoup à faire à la Maison-Blanche. Je reconnais aussi qu’il m’arrivait d’éviter tout cela pour passer du temps avec ma sœur Lee.

Je ne sais vraiment d’où vous tenez que je n’aime pas les Français! Durant mes études, j’ai effectué un échange en France et j’ai rencontré des gens fantastiques avec lesquels je suis toujours en contact. Par le passé, je me suis souvent rendue à Paris, où Ari et moi possédions un appartement avenue Foch.

Concernant la liaison extraconjugale de Jack et de Marilyn… Ce n’est pas forcément une partie du passé dont j’ai envie de parler mais vu l’air du temps et les inepties relevées dans les journaux concernant mon mari, je pense que j’ai un certain droit de réponse et aussi celui de rétablir la vérité auprès des personnes respectueuses de nos véritables personnalités.

Cela dit, je m’égare un peu...

Pour être honnête, je vais vous faire une réponse similaire à celle faite à deux autres personnes qui m’ont demandé des éclaircissements concernant Jack et Marilyn. Je n’aime pas raconter sans cesse la même histoire et me perdre dans des détails secondaires, mais je préfère me tenir à une vision nette et précise.

Oui, la rumeur concernant la brève liaison de Jack et de Marilyn est vraie, mais là où mon orgueil de femme et d’épouse blessée se réveille, c’est quand on traîne sans cesse mon époux dans la boue. Personne n’ignore ses problèmes d’ordre sexuel aggravés par sa maladie, mais je ne tolère plus qu’on assimile John à un libidineux préoccupé uniquement par son plaisir personnel. C’était un être exceptionnel, un père formidable. Durant notre vie à la Maison-Blanche notre relation s’est renforcée, notamment au cours des derniers mois de 1963. Je savais qu’il m’admirait et me considérait comme une proche collaboratrice, je savais qu’il m’aimait malgré tout. D’être au service de son pays permet de mettre le meilleur de soi-même pour l’unité commune. J’ai essayé de donner le meilleur et j’ai aussi vu le meilleur de mon mari.

Grace, je suis désolée mais concernant les événements du 22 Novembre vous n’obtiendrez aucune réponse de ma part. On ne parle pas d’un assassinat comme d’un fait divers, vous saisissez la nuance?

Bien à vous,

J.

************************Fin de
        page************************