Lettre d'acceptation
de Jacqueline Bouvier Kennedy-Onassis

  Le 20 Novembre 1993,
Rokeby Farm
Upperville, Virginie

Très cher Monsieur Dumontais,

Je ne sais comment vous remercier pour l’immense faveur que vous m’avez faite. En effet, je n’espérais pas que ma demande soit agrée auprès de vous.

Mes plus proches amis m’ont vraiment encouragée à me faire découvrir telle que je suis surtout depuis que le livre de David Heymann sortit en 1989 m’est dépeinte comme une cruelle personne.

Je n’ai rien de commun avec cette « Jackie », vous savez autant que moi, que j’ai toujours abhorré ce surnom affreux, mais il est vrai que je m’en suis accommodée…

Lee a été réellement scandalisée et m’a vraiment enjointe plus que quiconque a entreprendre une «réhabilitation» de moi-même, et par un heureux hasard je vous aie découverte grâce à mon assistante de Doubleday.

Je dois reconnaitre que l’idée à du murir, car je suis bien plus réservée et timide que les gens ne le pensent, néanmoins je trouvais votre idée plus proche de moi-même, que de simples mémoires…Etrange pour une éditrice je vous le concède volontiers !

Cependant, je suis dans une période de plénitude inégalée depuis plusieurs années et je pense avoir pris assez de recul sur le monde des médias et reconnaitre réellement les imposteurs.

Ce futur  échange épistolaire me comble déjà !

Je suis vraiment heureuse de pouvoir partager quelques moments de ma vie passée et actuelle avec des personnes qui sont vraiment désireuses de me connaître pour ce  que je suis réellement, car je sais qu’elles ne chercheront pas à me nuire de quelconque moyen ! Et puis du reste, je ne peux pas être plus vilipendée que je l’ai été…

Veuillez m’excuser, d’avoir été un peu  longue, mais ma gratitude envers vous est immense !

Cher Monsieur, souhaitez-moi bonne chance, je pars rejoindre mes amis du Piemont Foxhounds pour une chasse au renard.

Veuillez, Cher Monsieur Dumontais, accepter mes salutations les plus sincères,

Jacqueline Bouvier Kennedy-Onassis