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B. Querry
écrit à

Maréchal Joachim Murat


Relations professionnelles


    Parmi les maréchaux de l'empereur, quels étaient vos amis, vos ennemis et ceux qui étaient au-dessus du lot?

Merci.

B. Querry

Bonjour Monsieur,
 
Comme je l'ais déjà indiqué feu le Maréchal Lannes était sans conteste mon plus grand ami, et le Maréchal Ney mon plus grand ennemi, les relations que j'avais avec les autres Maréchaux étaient relativement bonnes, même s'il arrivait fréquemment que nous ayons des querelles au sujet des stratégies à appliquer sur les champs de bataille...
 
Les meilleurs capitaines de guerre étaient ; Mon impérial beau-frère, mon cher ami Lannes, les Maréchaux Davout, Oudinot, Soult, Suchet, et Mortier !
 
Au plaisir de continuer à correspondre avec vous
 
Joachim-Napoléon Ier ex-Roi de Naples, et des Deux-Siciles

Monsieur le Maréchal,

Sans doute ai-je plus parlé en langage moderne qu'en vertu du protocole qui convient à l'égard de votre personne. Veuillez accepter mes excuses.

Je vous rappelle mes questions: parmi les autres maréchaux, quels étaient vos amis, vos ennemis? Quels étaient les meilleurs capitaines de guerre?

Merci, Monsieur le Maréchal, de bien vouloir me confier vos réponses.

Dans l'attente, veuillez agréer l'expression de ma plus haute considération,

B. Querry

Bonjour monsieur,
 
Comme je l'ai déjà indiqué, feu le maréchal Lannes était sans conteste mon plus grand ami, et le maréchal Ney mon plus grand ennemi. Mes relations avec les autres maréchaux étaient relativement bonnes, même si nous avions fréquemment des querelles quant aux stratégies à appliquer sur les champs de bataille.

Les meilleurs capitaines de guerre étaient mon impérial beau-frère, mon cher ami Lannes, ainsi que les maréchaux Davout, Oudinot, Soult, Suchet, et Mortier.
 
Au plaisir de continuer de correspondre avec vous.

Joachim-Napoléon Ier ex-roi de Naples, et des Deux-Siciles

P-S.: Je suis navré pour cette réponse tardive, mais il y a de grands troubles dans mon ancien royaume...

Monsieur le Maréchal,

Je vous remercie d'avoir bien voulu me répondre, d'autant que mes questions pouvaient être inopportunes.

Je suis ravi que vous acceptiez de poursuivre la conversation car la période et les hauts personnages donnent matière à réflexion.

L'empereur réunissait-il ses grands subordonnés pour les consulter et orienter la manœuvre? Que ce serait-il passé si vous aviez été à Waterloo? Quelles furent vos réactions quand vous avez été informé de l'engagement dans les guerres d'Espagne et de Russie? Aviez-vous songé à préciser une doctrine d'emploi de la cavalerie? Quels étaient les autres amis de l'estimé Maréchal Lannes?

Pardonnez-moi cette curiosité, tout en espérant que le calme est revenu dans votre Royaume.

Monsieur le Maréchal, veuillez agréer l'expression de ma plus haute considération,

Bernard

Monsieur,

Si j'avais été à Waterloo, j'aurais chargé, avec toute l'intrépidité qui caractérise ma personne, et aurais balayé les carrés anglais autrement que Ney.

L'Empereur réunissait toujours ses maréchaux pour leur dicter, et non les consulter sur les manœuvres qu'ils devaient exécuter.

Je connaissais un peu le peuple espagnol, puisque je viens du département du Lot: je le savais attaché à ses souverains, mais je le pensais prêt à entrer dans l'empire napoléonien. Donc, j'étais favorable à la campagne d'Espagne; je ne peux, hélas!, pas en dire de même pour celle de Russie, car je doutais avec raison du sort final de cette dernière. Je n'ai jamais songé à préciser une technique d'emploi de la cavalerie, puisqu'aucune bataille n'est similaire; il fallait élaborer des stratégies au jour le jour, voire heure par heure.

Le Duc de Montebello avait plusieurs amis parmi lesquels: les maréchaux Lefebvre, Suchet, Soult, et Masséna, sans oublier l'empereur et son frère Joseph.

Joachim Murat, Roi déchu de Naples et des Deux-Siciles
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