Elodie
écrit à

   


Marquise de Montespan

     
   

Questions sur vos relations à la cour 

   

Chère madame la Marquise,

Bonjour, j'espère que vous vous portez bien. Je m'appelle Élodie, je vais avoir dix-huit ans et je suis passionnée d'histoire (en particulier celle de votre siècle). Si je me permets de vous écrire, c'est pour vous témoigner toute mon admiration. Vous êtes en effet pour moi une des personnes qui a le plus marqué son époque. Mais j'aimerais également vous poser quelques questions sur votre entourage à la cour.

Aviez-vous beaucoup d'amies? Qui vous semblait la plus fidèle, et y avait-il des personnes qu'il vous était impossible de supporter? S'en trouvait-il pour manigancer quelques intrigues bien ficelées, sur votre compte ou celui d'autrui? Comme je vous l'ai dit, votre époque me passionne. J'affectionne aussi tout particulièrement la personne de son altesse monsieur le frère du roi, dont je trouve la personnalité très attachante. Était-il l'un de vos bons amis? Quel est le meilleur souvenir qu'il vous a laissé? Pardonnez ma curiosité mais j'aimerais aussi savoir quels étaient les comportements qui vous horripilaient le plus à la cour.

Je vous remercie très chère Madame d'avoir prêté attention à ma lettre. Je peux vous garantir l'assurance de mon admiration sincère pour la femme que vous avez été, si forte et si courageuse (notamment durant cette sordide histoire de l'affaire des poisons à la quelle on vous associa si injustement).

Je vous remercie d'avance pour votre réponse.

Élodie


Mademoiselle,
 
Je vous remercie de m'assurer de vostre amitié. Pour vous respondre, la cour de France est un lieu d'intrigues où l'on ne peut compter d'amis, ma chère. Lorsque vous avez la faveur du roy, chacun guette votre amitié, espérant en tirer des faveurs royales. Les alliances se font et se défont au gré des stratégies des courtisans. Je vous conseille de lire les missives auxquelles j'ai desja respondu pour avoir plus de renseignements sur ce sujet.
 
Concernant feu Monsieur, j'ay eu beaucoup de respect pour sa personne. Nous nous entendions fort bien, malgré quelques désaccords sur nos enfants, et c'est à luy que je due ma place de dame d'honneur de la Reyne. Le duc d'Orléans est esgalement intervenu, lorsque mon espoux souhaitoit m'emmener sur ses terres, pour que je demeure à la cour. Voilà tout ce je puis vous dire.

Au plaisir de vous relire ma chère
 
Athénaïs, marquise de Montespan