Anaïs
écrit à

   


Marie-Antoinette

   


Votre relation avec Louis
 

    Très chère Marie-Antoinette,

Après avoir beaucoup lu à votre sujet, j'en viens à une conclusion très touchante. Il est vrai que vous avez éprouvé de tendres sentiments envers le Comte de Fersen mais au cours de la Révolution, on vous a proposé plusieurs fois de fuir seule ou avec vos enfants. À chaque fois, vous avez décidé de rester avec le Roi pour le soutenir et affronter la colère du peuple.

Cet époux qui était au début de votre union si distant avec vous semblait en ces moments d'effroi et de doutes tenir beaucoup à votre personne et on aurait dit que vous aviez les mêmes sentiments pour lui. Votre défunt mari avait-il fini par devenir à vos yeux plus qu'un époux? Un ami ou un homme que vous aimiez?

Je vous embrasse, ma Reine.

Anaïs


Très chère Anaïs,

Oh oui, mon époux était pour moi un ami, un grand ami. Bien que nous n’ayions jamais eu beaucoup de points en commun, nous avons de tout temps eu beaucoup de respect, de
confiance et d’amitié l’un pour l’autre. Il est vrai que cela s’affirme encore plus dans les temps difficiles et ce fut notre cas. Jamais, chère Anaïs, jamais je n’aurais accepté de quitter
le roi. La place d’une reine est avec le roi et la place d’une femme est avec son époux. Dans les bons comme dans les mauvais moments.


À très bientôt, chère Anaïs,

Marie-Antoinette