Philippe St-Jean
écrit à

   


Marie-Antoinette

     
   

Votre histoire adaptée à l'écran

    Philippe St-Jean

Bonjour Mademoiselle Antoinette (Je sais pas si je dois dire Marie-Antoinette ou seulement Antoinette car je ne sais pas votre nom de famille),

Enfin bref, au XXIe siècle, cinq siècles après vous, on a adapté votre histoire tragique au grand écran. Premièrement, les Anglais du sud de l'Amérique ont adapté votre histoire au cinéma avec une comédienne très populaire du nom de Kirsten Dunst (elle est d'origine allemande).

Vers Noël dernier, les gens de la Nouvelle-France, en co-production avec la France, l'ont adaptée pour le marché d'une machine où on voit les images à l'écran, du nom de télévision, avec une comédienne qui vient de la Nouvelle-France, du nom de Karine Vanasse. Cette adaptation télévisuelle a eu un plus grand succès et la comédienne a eu une ovation pour son rôle qui a touché tant de personnes sur votre histoire!

La seule question qu'il reste à vous poser serait: qu'est-il arrivé à vos enfants? Ont-ils été adoptés dans l'amour et l'allégresse malgré la perte de leurs père et mère?

Cela reste des questions sans réponses. Espérons qu'on vous ait pardonné dans le passé!

Bien à vous!

Philippe

Bonjour cher Philippe,

Je vous autorise à m’appeler par mon prénom, bien que normalement l’on doit dire «Majesté» lorsqu’on s’adresse à une Reine.

Je suis touchée que tant de gens de votre temps souhaitent raconter mon histoire. Il semble que cela soit toujours fait dans le respect et cela me plaît beaucoup. Je puis vous assurer que le respect n’est pas la plus grande qualité que je trouve autour de moi depuis quelques années!

Vous me posez des questions sur mes enfants et ce qu’il est advenu d’eux… Tout ce que je puis vous dire dans l’état où vous me trouvez est que l’on m’a enlevé mon fils alors que j’étais encore emprisonnée au Temple et je ne sais ce qu’il advient de lui. Quant à ma fille, j’ai dû la quitter lorsqu’on m’a enlevée du Temple pour me mener ici, à la Conciergerie et je n’ai plus aucune nouvelle d’elle. Vous me trouvez dans l’inquiétude la plus grande à leur sujet. Je prie Dieu à chaque instant de veiller sur mes chers enfants et de les protéger. Je ne puis malheureusement vous en dire davantage.

Avez-vous des enfants, cher Philippe?

Marie-Antoinette


Bonsoir !

Malheureusement Majesté, je n'ai point d'enfant et je ne sors pas beaucoup de la maison où j'habite. Je suis un peu gêné pour parler aux filles et certaines filles pensent que je suis l'homme de leur vie! D'un certain côté, je ne regrette rien car votre vie a été plus difficile que la mienne: vous avez été forcée d'épouser le futur Roi de France!

Je n'aurais pas accepté une telle honte devant une jeune fille qui se verrait forcée de m'épouser car selon moi, le plus grand cadeau qu'une fille ou une femme puisse recevoir est sans aucun doute de vivre en liberté avec celui qu'elle aime passionnément.

Autre question: comment se nommait votre fille (celle qui est restée vivante)? J'essaie de trouver de l'information sur votre fille après votre départ car j'essaie d'écrire un roman (qui soit véridique). Nous avons peu d'information sur les enfants qui vous restent (peut-être que les gens de la Révolution ont voulu se débarrasser des dossiers familiaux pour n'en garder que l'essentiel).

Voilà ! Esperont que mes écrits vous ont fait plaisir!

Bye !

Philippe


Cher Philippe,

Vous êtes gêné, dites-vous? Oh, mais il ne le faut pas! Les femmes adorent que les hommes les abordent, lorsque cela est fait avec respect.

Vous savez, les mariages suite à des alliances entre royaume sont choses communes dans les monarchies. Je savais, dès mon jeune âge, que cela serait mon destin.

Alors vous souhaitez écrire un roman sur ma vie et ma famille! Vous faites donc partie de ces gens qui souhaitent raconter notre histoire? Eh bien je vous dirais, pourquoi pas? Ma fille se nomme Marie-Thérèse-Charlotte. Elle porte le titre de Madame Royale.  Je me plais à lui donner le surnom affectueux de Moussline.

À bientôt, cher Philippe et bonne chance dans votre écriture,

Marie-Antoinette