Julie et Margot
Collège des Barattes à Annecy-le-vieux
Lettre écrite dans le care d'un projet scolaire

écrit à

   


Marie-Antoinette

   


Votre enfance (3)
 

   

À Annecy-le-Vieux , le 22 mai 2012

Chère Madame,

Nous, élèves de Quatrième, vous demandons par la présente lettre quelques précisions sur votre enfance.

Nous avons cru comprendre que vous ne voyiez pas souvent vos parents. Est-ce vrai? Aviez-vous parfois des discussions privées avec votre mère ou votre père? Avez-vous idée de la manière dont se sont rencontrés vos chers parents?

Nous avons remarqué que votre éducation avait été basée plus sur l'apparence que la connaissance. Cela vous a-t-il posé des problèmes lors de votre arrivée à Versailles? Comme vous, nous aimons la danse et la musique, nous pratiquons la flûte traversière et le piano. Nous pratiquons aussi la danse. Quels étaient vos loisirs lorsque vous ne pouviez pas sortir à cause d’un temps trop froid? Gambadiez-vous dans les champs au rythme des saisons, légère comme le vent?

Avez-vous pu garder contact avec vos amies d’enfance lors de votre arrivée à Versailles? Cela n’a-t-il pas été trop difficile?

Nous admirons le courage dont vous avez fait preuve alors que beaucoup de monde était contre vous durant la Révolution française. Nous trouvons injuste que vous ayez été mariée aussi jeune et sans votre accord. Cela nous révolte.

Nous serions très heureuses de recevoir votre réponse.

Sincères salutations,

Margot et Julie


Chères Margot et Julie,


Cela n’est pas entièrement vrai. Mais puisque nos parents sont ce qu’ils sont, ils se devaient tout entier à leurs peuples. Cela dit, nous étions malgré tout une famille très unie et nous voyions nos parents bien plus souvent que certains dont les fonctions ne sont pas comparables. J’ai eu le plaisir d’avoir plusieurs conversations privées avec mes parents et j’ai entretenu une correspondance soutenue avec ma mère, l’Impératrice, jusqu’à ce que Dieu la rappelle à Lui.

Je n’ai jamais été friande d’étude… cela n’est pas ma nature et on me l’a souvent reproché. J’adore l’équitation et je l’ai pratiquée le plus souvent que je l’ai pu.

En quittant l’Autriche, j’ai perdu le contact visuel avec tous les membres de ma famille et mes amis. Mais heureusement, j’ai pu correspondre avec eux jusqu’au début des troubles.

C’est le lot des princesses que d'épouser des princes qu’elles ne connaissent pas. Je vous remercie de votre intérêt, mais je vous assure que cela est tout à fait normal.


Au revoir, chères demoiselles,

Marie-Antoinette