Le comte de Chaparde
écrit à

   


Marie-Antoinette

   


Votre amour
 

    Mercredi, douze heures, rue de la Paix

Chère Marie-Antoinette,

Je sors de chez moi mardi soir et je vois dans ma boîte aux lettres votre courrier qui sent le parfum de roses, qui déborde d’amour. Je l’ouvre et je sens une lueur qui passe dans mon cœur.

Notre amour est comme un grand manège qui ne finira jamais. Si un grain de sable signifiait «je vous aime», je vous offrirais le Sahara, si la mer me servait d'encrier, je n’en aurais pas assez pour vous écrire ce que je ressens. Ce moment passé en votre présence au jardin du Luxembourg était magnifique, exquis et délicieux, les oiseaux chantonnaient, le vent me caressait les joues et les marguerites vous souhaitaient la bienvenue.

J’espère que vous serez à moi vendredi prochain au Bois de Boulogne, j’attendrai de vous un tendre baiser.

Je vous aime et je vous embrasse.

Le comte de Chaparde

Monsieur le comte de Charparde,
 
Je ne crois pas vous connaître et je trouve vos propos déplacés. Avez-vous oublié à qui vous vous adressez?
 
Marie-Antoinette