Nanou
écrit à

   


Marie-Antoinette

     
   

Vos portraits

    Bonjour Marie-Antoinette, Reine de France!

Il y a quelque temps de cela, un voyage fut organisé par mon époux, à Paris.

Ma première demande à été de visiter le petit Trianon et le Hameau dans lequel j'ai pris plaisir à m'attarder tant les choses de la nature y sont représentées.

Quelle ne fut pas ma joie de voir vos portraits et vos bustes qui m'ont arraché une larme tellement j'ai à votre égard une amitié profonde et sincère!

Le tableau vous représentant avec vos enfants est celui que j'aime par-dessus tout! Etant mère moi-même...

Bien amicalement,
Nanou



Très chère Nanou,
Je suis touchée par vos paroles, qui me donnent espoir tout en me remémorant ces merveilleux moments passés en cet endroit magnifique.

Plusieurs portraits de mes enfants et de moi-même ont été peints. Pourriez-vous me décrire celui dont vous me parlez?

Prenez grand soin de vos enfants, chère Nanou. Profitez-en bien aussi. Comme les miens me manquent!

D'une mère à une autre mère,

Marie-Antoinette



Bonjour Très Chère Marie-Antoinette!
Je suis très heureuse de vous lire et de voir à quel point vous êtes une femme d'une simplicité telle que les gens de ce monde n'ont pas voulu voir... cela m'attriste de voir qu'ils n'ont pas voulu lire dans votre coeur et ont préféré croire aux insultes...

Le portrait dont je vous parle est celui où vous êtes représentée avec le Dauphin dans vos bras, Mousseline à vos côtés et le berceau vide de la petite Sophie... un enfant est une étoile dans le coeur d'une mère et je comprends votre tristesse de ne pas les voir. Une phrase que j'aime particulièrement: «maman est le second nom de Dieu dans le coeur et la bouche des enfants».

Courage!

À bientôt de vous lire,

Nanou



Très chère Nanou,

Comme vous avez de belles paroles! «Un enfant est une étoile dans le coeur d'une mère»... Vous avez raison!

Je vois bien de quel tableau vous voulez parler et je dois vous avouer qu'il est un de ceux que je préfère. Vous me voyez heureuse d'apprendre que les révolutionnaires ne l'ont pas détruit et qu'il s'est rendu jusqu'à votre temps!

Au revoir, chère Nanou, je garde une pensée pour vous et vos enfants,

Marie-Antoinette