Élodie
écrit à

   


Marie-Antoinette

     
   

Un manga sur vous

    Chère Marie-Antoinette,

Je ne suis qu'une jeune fille de quinze ans et pourtant j'ai toujours cru en une reine comme vous! Je ne sais pas pourquoi le peuple s'est révolté au lieu de vous comprendre. Mais peut-être avait-il trop faim! Je voudrais vous dire aussi qu'il y a eu un manga sur vous sous le nom de Lady Oscar.

Je ne sais pas si elle a existé. Peut-être que vous, vous le savez! Je voudrais que vous me répondiez, s'il vous plaît. Dommage que l'on ne puisse pas retourner dans le temps, je ne serais que trop honorée de vous connaître!

Amicalement,

Élodie



Très chère Élodie,

Cela est un plaisir pour moi de recevoir votre lettre et de pouvoir y répondre. C'est un peu comme le voyage dans le temps que vous me mentionnez.

Certains de vos contemporains m'ont indiqué l'existence de cette histoire que vous appelez «Lady Oscar». Je ne puis que vous confirmer qu'il s'agit bien là d'une fiction.

Au revoir, chère Élodie,

Marie-Antoinette



Chère amie, (si vous me le permettez)

Je voudrais en savoir plus sur vous, savoir ce que vous pensez de cette France, et ce que vous avez ressenti quand vous êtes devenu cette si jolie reine!

Est-ce que vous connaissez Rosalie? À ce qui paraît, elle est très douce, comme vous, d'ailleurs!

Je voudrais savoir aussi si vous aimez encore Fersen? On dit de notre temps que c'est un homme très beau, est-ce la vérité?

Je vous embrasse, mon amie.


Chère Élodie,

Vous me voyez ravie de recevoir une nouvelle lettre de vous.  J’espère que vous vous portez bien, où que vous soyez.

J’ai toujours aimé la France et les sujets du Roi et je l’aime encore. Rien ne pourra altérer ces sentiments qui sont les miens. Je sais bien que les révolutionnaires ne sont pas tous les Français et que plusieurs aiment leur Roi et lui sont rester fidèle. Devenir Reine de France fut pour moi un grand honneur.

Vous me parlez de Rosalie, cette jeune femme qui a la bonté de prendre bien soin de moi, ici, à la Conciergerie. Il est vrai qu’elle me semble très douce. 

J’ai beaucoup d’amitié pour le comte de Fersen et lui pour moi. Son amitié est chère à mon cœur. Je ne vous cacherai pas, et ce n’est pas un secret, qu’il a toujours été un très bel homme. J’ose espérer qu’il se porte bien, où qu’il soit.

À bientôt, chère Élodie.

Marie-Antoinette


Chère Marie-Antoinette,

Désolée de ne pas vous avoir répondu auparavant, j'ai eu un problème informatique, mais je me porte bien, merci.

Je suis heureuse que vous connaissiez Rosalie, je lui ai fait bien le bonjour. Je suis sûre que Monsieur de Fersen se porte bien là où il est, c'est un homme brave et courageux.

Je suis aussi ravie que vous ne détestiez pas votre peuple. On nous apprend en histoire que vous étiez une femme qui était assez capricieuse car chaque fois, vous vouliez la plus belle robe mais aussi la plus chère. C'est pour cela que le peuple a fait cette révolution. Mais je sais que vous n'êtes pas comme ça!

Pardonnez-nous, mais à notre époque, on dit tout de travers, on ne sait pas grand chose finalement sur vous! Alors si vous me permettez d'en apprendre plus sur vous...

À très bientôt, Marie-antoinette

Je vous embrasse.

Élodie


Chère Élodie,

Quelle tristesse que l'on vous apprenne toutes ces méchancetés sur mon compte! Si vous saviez comment tout cela est loin de la vérité…

À bientôt, chère Élodie,

Marie-Antoinette