Julianne Conroy
écrit à

   


Marie-Antoinette

   


Une lettre pour Marie-Antoinette
 

   

Madame Marie-Antoinette,

Je me suis beaucoup renseignée sur vous dans la classe, et j'ai aussi beaucoup de questions pour vous! Je sais que vous êtes la figure la plus tragique de l'histoire. Comment avez-vous ressenti le fait de savoir que tous les Français vous détestaient parce que vous êtes autrichienne? Et était-il difficile de vous marier avec Louis XVI à l'âge de quinze ans? Comment est-ce que vous avez influencé Louis XVI pour qu'il envoie sa marine et ses meilleures troupes pour aider les Américains pendant la guerre d'Indépendance? J'ai appris que vous êtes romantique et très belle et que, quand la famille royale a tenté de s'échapper de France, vous avez été arrêtée. Pourquoi avez-vous été accusée d'aider les ennemis de la patrie?

Je vous prie d'agréer, Madame Marie-Antoinette, l'assurance de ma considération distinguée.

Julianne Conroy


Très chère Julianne,

Je ne crois pas que tous les sujets du roi m’aient détestée parce que je viens d’Autriche. Je ne dis pas que cela fut de tout temps facile pour moi; la
France et l’Autriche ont toute une histoire ensemble. Mais je crois avoir su m’intégrer à ce royaume comme je le devais et je pense, peut-être
naïvement, que la plupart des sujets du roi l’on ainsi perçu.

J’étais bien sûr anxieuse de rencontrer mon mari. Il est vrai que nous étions si jeunes… mais mon anxiété n’était pas négative. J’étais curieuse et emplie de bonne volonté et d’ouverture. Et de toute manière, c'est le lot des princes et princesses que d’épouser d’autres princesses et princes qu’ils n’ont jamais rencontrés auparavant. Ce fut le cas de mes parents, qui furent malgré tout très amoureux l’un de l’autre et j’ai grandi avec cet exemple.

Je ne crois pas avoir eu d’influence sur le roi au sujet de la guerre d’indépendance des États-Unis. D’ailleurs, à ce moment là, j’avais beaucoup moins d’influence que l’on m’en prêtait sur les décisions du roi, ou que je devais faire croire que j’avais.

Pour votre dernière question, il faudrait demander aux révolutionnaires pourquoi ils m’accusent de ces choses. Tout ce que le roi et moi avons fait, nous l’avons fait dans les intérêts du royaume.

Au revoir, chère Julianne,

Marie-Antoinette