Michel
écrit à

   


Marie-Antoinette

     
   

Savez-vous que...

    Ma très chère Reine Marie Antoinette,

Encore une fois je prends la plume pour vous écrire et, à chaque fois, cela est plus qu'un honneur de dialoguer avec Votre Majesté.

Je vous écris de l'an 2007, de Belgique et plus exactement de Bruxelles où je réside.

Savez-vous que ce pays est depuis 1830 une monarchie et que son souverain actuel est un descendant de votre soeur préférée Marie-Caroline et donc de votre mère, la grande Impératrice Marie-Thérèse? En effet, la dernière reine des Français était Marie-Amélie, fille de votre soeur Marie-Caroline et la première reine des Belges était Louise Marie, fille de Marie Amélie. Dans le sang des différents souverains belges a donc toujours coulé le sang de votre maman!

Vous devez également savoir que le mari de votre nièce Marie-Amélie était Louis-Philippe, dernier Roi des Français et lui-même fils du duc d'Orléans Philippe-Égalité, qui vota la mort de votre époux le roi Louis XVI et que votre soeur eut toutes les peines du monde à donner une de ses filles en mariage au fils de l'homme qui envoya votre mari à l'échafaud. Reconnaissez que l'histoire est parfois bizarre.

Prenez bien soin de vous ma chère Reine et recevez encore une fois les marques de mon plus profond respect.

Michel



Très cher Michel,

Quel bonheur de recevoir une nouvelle lettre de vous! C'est toujours un plaisir pour moi d'avoir l'occasion de vous répondre.

Je ne savais point ce que vous me racontez au sujet de la Belgique et vous me voyez très heureuse d'apprendre cette histoire! Il est vrai que du temps où vous m'écrivez, vous avez le bonheur de connaître toutes ces choses que j'ignore. Je vous remercie de m'avoir fait partager ces connaissances; cela me réchauffe le coeur de savoir que les Habsbourg-Lorraine règnent encore quelque part en Europe!

En ce qui concerne le duc d'Orléans et sa descendance, vous avez tout à fait raison: l'histoire est parfois bien étrange. Mais quel bonheur d'entendre parler de ma chère soeur!

J'ose espérer, cher Michel, que vous vous portez le mieux du monde. Pour moi, j'essaie de survivre et vos lettres m'aident à traverser l'épreuve que je vis présentement dont la partie la plus cruelle est la séparation de mes chers enfants.

Écrivez-moi bientôt, si vous le voulez,

Marie-Antoinette