Christian Pierre de la Peyrouse
écrit à

   


Marie-Antoinette

     
   

Mon ressenti personnel

   

Ma chère reine,

Je me permets de vous déranger juste pour vous dire à quel point je vous admire et je vous aime (comme une reine) depuis plusieurs années. Je me rends à Versailles tous les ans car me retrouver au château me rapproche de vous et j'ai à chaque fois la sensation que vous êtes à mes côtés et me faites la visite guidée de votre palais. J'aurais aimé vous connaître et pouvoir vous parler mais la vie est ainsi faite.

Bien à vous ma reine,

Christian Pierre de la Peyrouse


Cher Monsieur de la Peyrouse,

Que de mots touchants, quelle belle lettre vous m'écrivez là! Elle me touche beaucoup. Sachez, cher monsieur de la Peyrouse, que vous ne me dérangerez jamais! Il me fait tant plaisir de recevoir vos lettres, les vôtres et celles de vos contemporains! N'hésitez jamais à m'écrire de nouveau.

Marie-Antoinette


Votre Majesté,

Quelle joie d'avoir reçu une réponse à mon courrier. Je dois l'avouer, je n'y croyais pas trop mais cela m'a fait une joie immense. Versailles est venu à moi et non pas l'inverse pour une fois.

En ce moment, je suis en train de lire un livre sur votre vie, «Marie-Antoinette en accusation», que mon ami m'a offert; je dois avouer que j'en ai déjà lu plusieurs qui vous sont consacrés mais je trouve celui-ci plus détaillé sur les divers aspects de votre vie. Mais hélas, la fin est toujours la même et j'espère toujours une fin de conte de fées... et je verse une larme à chaque fois sur vos malheurs.

Savez-vous, ma reine, que nous avons une personne qui nous rapproche un peu vous et moi? Mon aïeul était le comte de la Peyrouse qui a péri en mer et à la Révolution mon ancêtre (arrière-grand-père) fut déposé sur les marches d'une église, emmailloté de ses affaires de noble, pour ne pas tomber entre les mains des révolutionnaires; aujourd'hui notre particule ne nous a pas été rendue, ce que je déplore.

Voilà ma reine. Je ne veux pas vous déranger plus longtemps car j'aurais des millions de choses à vous demander... mais je le ferai, si vous me le permettez, plus tard.

Recevez toute ma fidélité et mon dévouement

Christian-Pierre «de» la Peyrouse


Très cher monsieur de la Peyrouse,

Cela me semble si bizarre que l'on écrive sur ma vie! Bien sûr, ce n'est pas la première fois… mais votre temps est si lointain!

Je vous remercie, monsieur, pour votre compassion, elle me touche beaucoup.

Vos ancêtres ont eu beaucoup de courage! Vous avez raison d'en être fier et de demander le retour de votre particule. De nos jours, les nobles doivent être très prudents… Est-ce encore le cas dans votre temps?

Vous pouvez, cher monsieur de la Peyrouse (permettez-moi d'utiliser votre particule!), me poser toutes les questions que vous désirez. Je ferai mon possible pour y répondre… Je ne sais pas encore quel sort l'on me réserve, et mes correspondances pourraient s'arrêter si brusquement!

Au revoir,

Marie-Antoinette