Modèle d'excellence
       

       
         
         

Élisabeth

      Chère Marie-Antoinette,

Je travaille sur vous pour l'école. Nous devions choisir un personnage historique pour modèle d'excellence et argumenter notre choix durant un exposé. Je n'avais pas souvent entendu parler de vous. Je ne connaissais qu'une chose à vos propos et je ne sais si c'est la vérité. On m'a dit, Marie-Antoinette n'a jamais voulu s'abaisser devant personne. Et la journée de sa mort, on l'a forcée à passer par une petite porte et elle était donc obligée de se baisser. C'était un tour, car l'autre côté de la porte il y avait certaines personnes qui se sont moquées de vous ensuite. Si c'est la vérité, on vous a humiliée le jour de votre mort et cette histoire m'a marquée. Je vous ai ensuite choisie comme modèle d'excellence. Pour moi c'était assez de renseignements. Vous aviez du courage, vous étiez fonceuse et je le découvre de plus en plus à travers mes recherches. J'aimerais que vous me disiez si cette histoire est vraie et si elle ne l'est pas, je ne regretterai tout de même pas mon choix, puisque vous êtes réellement un modèle d'excellence. Si vous avez des actes que vous avez posés qui me seraient utiles pour mon oral, j'apprécierais de les lire. Je vous promets de vous faire honneur durant mon exposé.

Merci d'être toujours restée vous-même malgré ce que pensaient les autres.

Élisabeth

 

       
         

Marie-Antoinette

     

Chère Élisabeth,

Vous n’ignorez sans doute point que la sœur de mon défunt époux se prénomme comme vous. Vous me rappelez son souvenir…

Je ne peux point vous confirmer l’événement dont vous me parlez puisque j’ignore encore la suite de mon destin. Je crains de mourir bientôt, mais je ne peux m’empêcher de garder espoir…

Un acte qui m’a demandé beaucoup de courage est celui de me présenter sur le balcon à Versailles avec cette foule immense de femmes et de quelques hommes qui étaient parmi elles qui m’en voulaient à me tuer. Des fusils étaient braqués sur moi mais je me suis présentée à mon peuple qui réclamait ma présence sur le balcon. C’est lors de cette funeste journée que cette foule a cru bon de nous amener à Paris, où nous étions désormais comme dans une prison…

Je vous remercie de tout cœur pour vos belles paroles à mon sujet.

Marie-Antoinette