Laurine                               
Collège Don Bosco 
Projet scolaire «Mayenne»
écrit à

   


Marie-Antoinette

   


Marie-Antoinette, une maman
 

   

Mayenne, le 5 octobre 2012                                                                             
                                                                       
Votre Majesté,

C’est avec tristesse que j’ai appris votre condamnation. Je compatis à votre douleur et j’estime que personne ne mérite un tel châtiment.

Vous étiez archiduchesse d’Autriche puis reine de France grâce à votre mariage avec Louis XVI. De votre union sont nés des enfants dont vous êtes séparée aujourd’hui. Je comprends votre douleur et j’admire votre calme. Pourtant, durant votre vie, vous avez su représenter la France et la royauté avec dignité. Malheureusement, la Révolution et le peuple vous ont conduite à la condamnation. J’espère que vos enfants grandiront sereinement.

Cette lettre n’apaisera pas votre souffrance mais je souhaite qu’elle soulage votre conscience. Je prie une dernière fois pour votre libération et celle de votre mari. Sachez que, durant votre règne, vous avez fait preuve de courage et de dignité.

Veuillez agréer, Madame, avec toute ma compassion, l’expression de mon profond respect,

Laurine


Très chère Laurine,

Je vous remercie pour votre lettre. Je suis en effet séparée de mes enfants et je ne puis qu’être très inquiète pour eux. Je ne sais pas ce que le sort me réserve mais je doute fort que ces monstres de révolutionnaires ne nous réunissent! Cependant, je ne perds pas espoir. 
 
Mon mari a déjà été condamné et exécuté. Mon fils est maintenant roi. Comment ne pas craindre pour lui?

Marie-Antoinette