Michel
écrit à

   


Marie-Antoinette

   


Marie-Amélie
 

   

Ma très chère Reine,

Quel grand honneur de dialoguer à nouveau avec vous. Je tiens à vous présenter mes excuses pour un si long silence, je ne vous oublie pas, et ne le pourrai d'ailleurs jamais!

J'aurais aimé connaître le genre de relation que vous avez entretenue avec votre sœur Marie-Amélie, duchesse de Parme que certains décrivent comme jalouse et de fort mauvais caractère. Que pensez-vous  de sa querelle avec votre mère, et de son entêtement à cesser toute correspondance? Avez-vous tenté, par d'éventuelles lettres, de la faire changer d'avis?

C'est étrange, une de vos sœur aînée a failli épouser Louis XV, grand-père de votre mari. Votre frère Joseph à épousé Marie-Isabelle, sa petite fille et Marie-Amélie le frère de Marie-Isabelle, Ferdinand. Quelle stratégie bizarre que celle de votre mère de faire épouser à ses enfants des descendants du «Bien-Aimé».

Dans l'attente de vous lire, recevez ma très chère reine, ma plus haute affection.

Michel


Très cher Michel,

Vous me voyez ravie de recevoir une nouvelle lettre de votre part. Ne vous excusez pas pour votre retard.  Le temps ne passe pas de la même façon pour vous que pour moi et le plaisir de vous lire de nouveau domine grandement la tristesse de ne pas avoir reçu de vos nouvelles plus tôt.

Il est vrai que ma sœur, Marie-Amélie, avait un caractère bien particulier! Je n'ai eu que peu de contact avec elle à la suite de nos mariages respectifs. Je ne puis être d'accord avec sa manière d'agir envers notre mère, mais une partie de moi comprend sa détresse. Elle n'a pu épouser l'homme que son cœur avait choisi et je crois bien que cela fut assez pour le meurtrir à tout jamais. En tant que femme, comment ne pas être sensible à une telle détresse? Mais dans le même temps, son caractère particulier n'avait sans doute rien pour aider à améliorer ses relations avec notre mère. Je ne me mêlais que peu de ces choses, étant préoccupée par les miennes et étant plus près de Marie-Caroline.

Ai-je répondu à votre question?

N'hésitez pas à m'écrire de nouveau, cher Michel, j'ai toujours beaucoup de joie à vous lire.

Marie-Antoinette