Sabine
écrit à

   


Marie-Antoinette

   


Marie
 

    Ma chère Marie courage,

Depuis que je vous sais enfermée au Temple, je cherche à vous joindre mais comme je suis royaliste… Eh bien, en ces temps troublés, il m’est difficile, voire impossible, de vous écrire!

Jamais je ne serai mère! Les médecins, après la perte de mes petits jumeaux, ne m’ont laissé aucune chance. Mais, ma pauvre Marie, ce que nous avons dû subir comme épreuves après, et surtout comme pressions et comme insultes! Je suppose que vous traversez les mêmes menaces de répudiation, j’en passe et des meilleures.

Mon époux et moi nous occupons d’accueillir chez nous des petits orphelins. C’est une bonne idée et qui sait…

Amitiés ma belle amie,

Sabine

Très chère Sabine,

Comme je suis heureuse de recevoir votre lettre! Bien sûr que je me souviens de vous! Et puis le temps passe si lentement ici!

Je suis si triste d’apprendre la mauvaise nouvelle que vous me transmettez là. Je vous comprends parfaitement. Vous vivez là une situation bien difficile et mes pensées sont avec vous. Il ne faut pas écouter les mauvais commentaires des gens, ils ne peuvent pas comprendre ce que vous ressentez. Il faut rester forte, chère Sabine, même si cela n’est pas toujours facile!

Vous avez raison de vous occuper d’orphelins! Imaginez le malheur de ces enfants qui n’ont point de parents! Si vous pouvez les aider, n’hésitez pas à le faire, je l’ai moi-même fait et ces enfants sont un grand bonheur, même si ce n’est pas nous qui les mettons au monde.

Écrivez-moi encore, si vous le souhaitez! Je suis bien heureuse de vous retrouver!

Marie-Antoinette