Antoine de Clermont
écrit à

   


Marie-Antoinette

   

Licence des moeurs...

   

Dimanche au soir, 14 juin 2009

Majesté,

J'ai le plaisir de vous écrire de ma province, ce lieu de simplicité qui me fait parfois rêver aux fastes Versaillais. La cour dans laquelle vous évoluez aiguise ma curiosité. On la dit dotée d'une certaine licence des mœurs, est-ce bien vrai? Qu'en serait-il des mœurs de votre entourage? Je vous prie d'excuser la témérité dont peut faire preuve l'homme de 2009 que je suis.


Je vous salue, Madame, avec l'admiration et l'attachement le plus sincère,

Antoine de Clermont


Cher Monsieur de Clermont,

J'ose espérer que la cour n'était pas aussi licencieuse que certains semblent le penser. Cela est un aspect de la cour que je n'appréciais guère. Il faut cependant reconnaître qu'elle suivait l'exemple du couple royal. Mon mari aura su en donner un meilleur exemple et même si l'on ne peut tout contrôler, je peux au moins témoigner d'une certaine amélioration. Si mon entourage s'est laissé aller à une certaine licence des mœurs, je vous assure que cela fut à mon insu.

Écrivez-moi de nouveau, si vous le souhaitez, cher monsieur de Clermont, j’apprécierai recevoir une nouvelle lettre de vous.

Marie-Antoinette