Éliane Fournier-Pleau
écrit à

   


Marie-Antoinette

   


Le Petit Trianon, Versailles et ses alentours
 

   
Bonjour ma reine,

J'ai lu à plusieurs endroits que votre mari Louis XVI vous a offert en cadeau Le Petit Trianon mais je me demandais quels étaient vos loisirs là-bas?

Je me suis renseignée à votre sujet. J'ai été très surprise de savoir que vous n'avez connu aucune relation sociale ou bien amicale avec les gens de votre peuple. Vous sortiez plutôt la nuit, afin de ne pas rencontrer de paysans. Je me demande bien ce qui a fait en sorte que vous ayez agi ainsi?

Au plaisir d'avoir une réponse,

Éliane


Chère Éliane,

Quel joli nom vous avez!  Est-il commun dans votre temps?

Que de bons et joyeux souvenirs me reviennent en mémoire lorsque je pense au Petit Trianon! J'y ai passé de si bons moments en si bonne compagnie! La lourde Étiquette de la Cour ne s'appliquait pas lorsque j'étais là-bas et j’y invitais seulement les gens dont je désirais la compagnie, seulement mes amis.  Nous y organisions toutes sortes de divertissement: le théâtre, les soirées, les jeux, les promenades, la musique et j'en passe. Mes enfants m'y accompagnaient aussi et je passais beaucoup de temps avec eux.

Votre deuxième question me fait rire, mais tristement. Je vous assure que jamais je n'ai eu la pensée de sortir la nuit pour ne pas rencontrer les sujets du Roi.  Si je sortais en effet plus la nuit que le jour, cela était ainsi parce que les sorties que je désirais faire n'avaient lieu que le soir et la nuit. Mais il est vrai que je ne connus pas beaucoup le peuple, en comparaison des insatiables courtisans, dont Versailles était rempli…

Au revoir, chère Éliane, et n'hésitez pas à m'écrire de nouveau, cela me fait le plus grand bien et me donne quelques instants de divertissement ici, dans ma prison…

Marie-Antoinette