Thibault Nury
écrit à

   


Marie-Antoinette

     
   

Je m'inquiète de votre sort

    Chère Marie-Antoinette,

Je suis bouleversé par ce qui vous arrive, où êtes vous en ce-moment, au Temple ou à la conciergerie? Voilà les nouvelles de l'extérieur, il fait beau et on a abattu votre arbre (votre chêne).

Des nouvelles, à me les faire parvenir au plus vite! Car je m'inquiète de votre sort en captivité.

Thibault Nury



Cher Monsieur Nury,

Votre lettre m’est belle et bien parvenue ici, à la Conciergerie, l’endroit de ma captivité, où je suis enfermée depuis quelque temps déjà. Je ne saurais vous dire depuis quand exactement. Les jours sont si longs loin de mes enfants! De plus, j’éprouve quelques problèmes de santé qui sont sans doute dus à ma captivité et à ma tristesse. Mais je ne perds pas espoir, monsieur Nury, rassurez-vous. Je vous remercie pour votre lettre qui est venue, pour un instant, briser le cours de ces journées monotones.

Au revoir, cher monsieur Nury,

Marie-Antoinette