Kristina
écrit à

   


Marie-Antoinette

   


Admiration
 

    Ma chère reine,

Sachez que je vous admire énormément, Madame, depuis très longtemps, et je suis très heureuse de pouvoir enfin vous écrire pour vous le dire. Merci à Dialogus.

Je suis très triste de votre sort et de celui de vos enfants. Vous ne méritiez pas une telle chose et vos enfants encore moins. Malgré les dires des historiens, je sais que vous étiez une bonne reine. Vous avez commis certes quelques erreurs, mais qui n’en commet pas dans sa vie?

La vie est faite d’erreurs, c’est comme cela. Heureusement, il y a aussi les joies de la vie. Et je sais que vous en avez connues avec la naissance de vos enfants et votre relation avec le comte de Fersen. Je sais que vos enfants étaient votre raison de vivre.

À ce propos, Madame, j’aimerais vous rassurer au sujet de votre fille, Mme Royale. Elle sera libérée le jour de ses 17 ans et épousera son cousin comme vous l’aviez souhaité, il me semble. Malheureusement, je ne sais pas ce qui arrivera à votre fils, le Dauphin.

Je suis allée, il y a quelques semaines, visiter le château de Versailles ainsi que votre cher Trianon. J’étais vraiment émerveillée. Croyez combien j’aurais aimé y vivre, moi aussi. J’aurais tant aimé être l’une de vos dames d’honneur ou la gouvernante de vos enfants. Je vous aurais conseillée et soutenue dans les moments difficiles et j’aurais également été très proche de vos enfants, je pense. J’aurais aimé porter les mêmes robes que vous et aller au bal de la cour.

J’espère que votre époux m’aurait acceptée à la cour.

Prenez soin de vous,

Je vous embrasse et vous soutiens,

Kristina

Très chère Kristina,

Vos bons mots me vont droit au cœur, d’autant plus qu’ils me trouvent dans un moment difficile. Les beaux moments sont plutôt rares depuis quelques années. Je ne puis plus en avoir avec mes propres enfants! Je ne sais ce qui m’attend, mais j’ose espérer que le bonheur qui les attend eux sera à la mesure des déceptions qu’ils connaissent présentement.

Je ne désire pas connaître leur avenir, j’ai bien assez de m’inquiéter pour eux dans le présent, bien que ce que vous me dites sur ma fille soit rassurant. Je prie sans cesse, chère Kristina, pour qu’il ne leur arrive pas de malheur plus grand…

À très bientôt,

Marie-Antoinette

Chère Reine,
 
Votre courrier me touche beaucoup également. Je comprends votre inquiétude pour vos enfants et je comprends que vous ne souhaitiez pas connaître leur avenir… N’importe quelle mère dans votre situation réagirait de la sorte, je pense. Je suis contente d’avoir pu vous rassurer un peu au sujet de Madame Royale.
 
À bientôt,
 
Kristina