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écrit à

   


Marie-Antoinette

     
   

1770-1778

    Majesté,

Je voudrais m'entretenir avec vous, si vous le consentez, de la période qui se situe entre votre arrivée à la cour de France (1770) et la naissance de votre fille Marie-Thérèse Charlotte (1778).

Pour sceller l'alliance de paix entre la France et l'Autriche, vous êtes sacrifiée à la cause diplomatique et on vous marie à Louis, dauphin de France. Votre époux ne semble guère s'intéresser à vous. Pour tromper votre ennui, ce sont fêtes et bals, tables de jeu, escapades avec vos compagnons favoris. Les tantes du dauphin exercent sur vous une très mauvaise influence. Vous êtes surveillée de près par le comte Mercy-Argenteau, mouchard chargé de recueillir vos moindres gestes et de les transmettre à votre mère. Malgré les conseils de cette dernière, vous continuez votre vie de dauphine et de jeune reine frivole et trop naïve pour pouvoir éviter d'instinct tous les pièges des intrigues, toutes les embûches de la politique de palais.

Je crois que cette période de votre vie fut la base de plusieurs de vos malheurs. Je vous concède que vous aviez pour excuse l'insouciance de votre mari et surtout votre jeunesse. En rétrospective, quels sont vos souvenirs de cette époque?

Agréez, Majesté, les marques de mon respect le plus profond.

Robert Monette

Carpe Diem



Cher Monsieur Monette,

Vous avez très bien résumé les choses, sans doute mieux que je n'aurais su et pu le faire.

Mais je garde malgré tout de bons souvenirs de cette période. Certains moments furent difficiles, après tout il s'agissait d'une nouvelle vie, et l'adaptation n'est jamais facile. Et comme vous le dites, j'avais le malheur d'être peut-être un peu trop naïve. Mais la jeunesse et l'insouciance ont aussi leur bon côté, ne croyez-vous pas? Présentement, et en comparaison de mon état actuel, les souvenirs que j'ai de cette période me semblent être ceux d'un temps bien doux.

Au revoir, Monsieur Monette,

Marie-Antoinette