Alexandre
écrit à

   


Louis XIV




Votre opinion sur votre belle-soeur la princesse Palatine


    Bien le bonjour Votre Majesté,

Je voulais vous demander humblement quelle opinion vous avez de votre belle-soeur la Princesse Palatine? J'ai ouï dire qu'elle vous estime au plus haut point.

Je voulais également vous demander ce que vous pensez de votre neveu Philippe II d'Orléans le futur régent?

Je vous remercie dores et déjà d'avoir pris le temps de me répondre,

Alexandre, l'un de vos très lointains descendants


Monsieur,

J'ay de tout tems eu beaucoup d'amitié pour Madame qui, elle, me montra toujours le plus grand respect et l'admiration que vous connaissez. 

Il me fait sourire de voir que vous parlez déjà de mon neveu comme du futur régent.  Cela m'en dit long sur les evenemens à venir… 

Il m'est arrivé, dans le passé, de ne point apprécier les agissemens de mon neveu.  Mais celuy-cy a su changer ses manières, pour le mieux et je l'espère, pour de bon.

Louis


Bonsoir Votre Majesté,

Comment vous portez-vous?

En effet, votre neveu se montrera digne de sa charge, même s'il se laissera malheureusement quelque peu influencer par l'abbé Dubois, l'un de ses vieux amis!

Vous êtes sans doute le plus grand monarque que la France ait connu, Versailles est vraiment le temple de la royauté, luxe, grandeur, et gloire...

Que dire d'autre hormis le fait que vous êtes un exemple à suivre, en particulier pour vos descendants, dont j'ai le bonheur et l'honneur de faire partie!

Vous avez toujours été grand et courageux, que ce fût à la cour, aux champs de bataille, ainsi que devant les chirurgiens...

Avez-vous réellement pu pardonner aux princes de Condé et de Conti leur participation au fâcheux épisode de la Fronde?

Pourquoi avez-vous continué à faire confiance au maréchal de Villeroy (votre ami d'enfance) même après ses nombreuses défaites?

Aimiez-vous vos enfants légitimes et illégitimes?

Bonne nuit Votre Majesté,

Alexandre D. l'un de vos lointains descendants


Monsieur,

Je me porte assez bien, malgré les petites indispositions qui m'assaillent quotidiennement. 

Lorsque j'accorde mon pardon, je le fais de bonne foy. Mon cousin, le feu Prince de Condé, m'a d'ailleurs bien prouvé son attachement à de multiples reprises depuis le tems de la Fronde. 

En ce qui concerne le Maréchal de Villeroy, je vous respondray que si ses nombreuses défaites l'éloignèrent d'une plus longue carrière militaire, cela ne peut en aucun cas faire de luy un homme sans aucun talent.  Il s'agit là d'un homme devoué avec de grandes capacités. 

J'ay de tout tems eu beaucoup d'affection pour mes enfans, légitimes ou légitimés. 

Louis