Morgane
écrit à

   


Louis XIV




Une personne fantastique

    Lille, le 22 novembre 2007.

Cher monsieur Louis XIV,

Je m'appelle Morgane, j'ai treize ans et je voudrais en savoir un peu plus sur vous. Votre époque me fascine, j'ai lu des centaines de livres sur votre règne et j'aurais aimé vivre à ce moment-là! Vos bals paraissaient fantastiques et je  donnerais tout ce que j'ai pour m'y trouver.

Dans les livres, la marquise de Montespan parait arrogante et cruelle, est-ce vraiment le cas?

Si vous me le permettez j'ai quelques questions à vous poser:
  • Qui étaient vos plus fidèles amis?
  • Avez-vous préféré aimer la marquise ou la reine?
  • Aimiez-vous la reine?
  • Comment s'est passée votre enfance? Parlez-m'en.
  • Combien de favorites avez vous eues? Laquelle d'entre elles avez vous préférée?
  • Quelle était votre occupation favorite car moi je monte à cheval depuis des années et j'aime vraiment cela!
  • Enfin, quels furent vos plus sincères regrets durant votre vie?
  • Le château de Versailles est une splendeur, j'en suis conquise! Pouvez-vous me décrire la vie à Versailles?
Je vous remercie d'avance de votre réponse. Excusez ma curiosité, messire, mais j'aime apprendre et m'informer sur un tas de choses dont votre époque, qui occupe une place importante.

Mes salutations les plus sincères,

Morgane

P.S. Je sais que votre travail vous occupe la majeure partie du temps mais veuillez répondre promptement s'il vous plaît. Je vous remercie d'avance de votre réponse à cette lettre.


Mademoiselle,

Il me fait grand plaisir de pouvoir respondre à vos questions.

La marquise de Montespan n’a jamais esté cruelle! Je n’ose imaginer que c’ est ce qu’on dit d’elle à vostre espoque. Pour le reste, je respondray à vos questions dans l’ordre dans lequel vous me les posez. Un roy n’a point d’amis. Il a des sujets. Il se s'est en aucun cas agi d’apprécier plus une ou l’autre. Nos relations estoient différentes. J’ay toujours eu beaucoup d’amitié pour la reyne. Je veux bien respondre à vos questions sur mon enfance, mais il faudroit m’en poser de plus précises.

Vos questions sont assez directes. Je ne vous en nommerai que deux, puisqu’elles seules méritent de l’estre, qui ont esté très importantes pour moy et qui sont les mères de mes enfans: la duchesse de La Vallière et la marquise de Montespan. Mon occupation favorite… j’en ay plusieurs! Mais je dirois que mon choix s’arresteroit sur la chasse. Mes regrets? Je dirois que j’ay peut-estre trop fait la guerre! Quant à la vie à Versailles, encore une fois, précisez vostre question. Que voulez-vous savoir exactement?

Louis


Messire,
 
Je vous remercie infiniment d'avoir répondu a toutes mes questions. Cela m'a fait grand plaisir de découvrir votre lettre.

Pour avoir des renseignements sur votre enfance, je voudrais savoir pourquoi, durant votre règne, vous avez vécu à Versailles au lieu de vivre à Paris comme les autres rois.

Pour Versailles, je voudrais que vous décriviez les fêtes, banquets et l'ambiance générale, les courtisans s'activant... Je suis passionnée d'équitation et je sais que vous possédez des écuries royales; je voudrais que vous me décriviez les chevaux: leurs noms, leurs robes...

Je sais qu'un roi comme vous est très occupé mais je voudrais savoir si vous possédiez un coin de solitude bien à vous, un coin de détente!

Je vous remercie encore de vos réponses a mes questions.
 
Mes sincères salutations,
 
Votre fidèle admiratrice Morgane

Mademoiselle,

Je dois avouer que j’ai un grand goust pour les bastiments. Bastir Versailles fut pour moy une passion, tout en estant une façon de montrer la puissance du royaume, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il n’y avoit point moyen de faire cela à Paris. Le Louvre ne s’y prestoit point, ni aucun autre lieu. Versailles estoit tout indiqué et une simple passion pour ce lieu me mena à m’y installer définitivement avec la cour, désormais cela alloit de soi. 

Que pourrois-je vous apprendre sur les festes? Elles ont de tout tems esté magnifiques. Je ne suis point cela, ayant le plus de mots pour les décrire et plusieurs l’ont fait sans doute mieux que moy.

En ce qui concerne les chevaux,  il y en a tellement que je ne pourrois possiblement tous vous les descrire! 

La solitude est quelque chose qui n’existe point lorsqu’on est roy et de plus, je desteste estre seul. Mais si je dois quitter Versailles pour estre en plus petit comité, je vais à Marly.

Voilà, mademoiselle.  Je vous donne le bonjour,

Louis