allan Eugène
écrit à

   


Louis XIV




Pourquoi haïr les protestants?

    Sire,

Je vous écris en ce jour pour vous dire que je suis en plein cours de français pour rédiger la lettre définitive que je vais vous écrire sur le site «Dialogus». Je me présente, je m'appelle Eugène Allan, je suis âgé de treize ans, je vis à Saint-Ouen, une petite ville près de Paris, je vais au collège Michelet, je suis en quatrième D. Je vous écris pour vous poser quelques questions. Il m'est venu à l'idée de vous écrire car en Histoire-Géographie, nous vous avons étudié, nous parlons de votre politique religieuse, de la façon dont vous êtes devenu roi, du moment pendant lequel vous avez révoqué l'édit de Nantes, des sentences que vous accordiez aux protestants, de la monarchie absolue, de cette longue période que l'on appelle «La Fronde», pendant laquelle quelqu'un issu de votre famille gouvernait à votre place (je parle de votre mère, Anne d'Autriche), et pendant laquelle on attendait votre majorité. La monarchie était aussi très vulnérable.

Je voulais aussi vous poser quelques questions telles que: Pourquoi haïr les protestants de cette façon? D'où avez-vous pris le nom de Roi Soleil?

Aviez-vous vraiment le pouvoir de guérir les écrouelles et la tuberculose?

Je vous remercie de bien vouloir répondre à ma lettre,

Avec l'expression de mes sentiments respectueux,

Allan Eugène

Monsieur,

Vous semblez avoir bien estudié mon règne car vous connoissez beaucoup les evenemens qui le marquent. Je vous encourage à continuer dans cette voie, l’education est si importante…

Je vais d’abord respondre à vostre deuxiesme question, sur le soleil. J’ay choisis très tost le Soleil comme emblème et mon surnom de Roy-Soleil vient de ce fait. Le Soleil est au centre de l’univers comme le Roy est au centre de son royaume. N’est-ce point là une excellente comparaison?

En ce qui concerne les protestants, je ne les déteste point, au contraire. J’ay de tout tems eu très à coeur leur salut et je suis très fier aujourd’huy de pouvoir dire que le royaume ne comporte plus qu’une religion, la vraye religion, et que la plupart d’entre eux sont maintenant de retour à celle-cy. Voilà la plus grande reussite de mon règne et je ne croy point que, mesme en vivant cent ans, je pourrois en apporter une meilleure.

Sur le sujet des escrouelles maintenant. Le Roy est sacré, il est le lieutenant de Dieu sur terre et la cérémonie du sacre lui concède non point des pouvoirs mais des capacités. Ce n’est point le Roy lui–mesme qui guérit mais bien Dieu, à travers les mains du Roy.

Je vous donne le bonjour, Monsieur Allan,

Louis